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Extra classe, pour accompagner les enseignants dans leurs pratiques pédagogiques et leur formation

Favoriser la mixité dans les métiers de l’industrie et du numérique - Les Énergies scolaires #182

Favoriser la mixité dans les métiers de l’industrie et du numérique - Les Énergies scolaires #182

06min |12/11/2025
Play
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06min |12/11/2025
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Description

Comment favoriser une plus grande mixité dans les filières industrielles, scientifiques et technologiques, alors que les stéréotypes de genre et le manque de modèles féminins continuent d’influencer les choix d’orientation des jeunes filles ? Dans cet épisode, découvrez le plan d’action de Carole Valade, proviseure adjointe d’un lycée professionnel du Havre. Pour informer sur les métiers, déconstruire les stéréotypes de genre et proposer des modèles féminins inspirants, elle coordonne deux temps forts chaque année : une journée avec l’association « Elles bougent » et une journée dédiée aux droits des femmes. Un engagement qu’elle partage avec une équipe pédagogique motivée !

Ces épisodes Extra classe peuvent vous intéresser :

Vous pouvez aussi consulter :

Extra classe à écouter et à partager sur toutes vos plateformes d'écoute :
https://smartlink.ausha.co/extra-classe

Extra classe, des podcasts produits par Réseau Canopé.
Émission préparée et réalisée par : Fanny Milhe Poutingon
Directrice de publication : Alexandra Wisniewski
Coordination et production : Hélène Audard et Magali Devance
Mixage : Myriam Naciri
Contactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr
© Réseau Canopé, 2025


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Extra classe

    Bienvenue dans les énergies scolaires, épisode 182.

  • Carole Valade

    Je suis Carole Valade, je suis proviseure adjointe au lycée Jules Siegfried au Havre.

  • Extra classe

    L'école, on en parle beaucoup, mais est-ce qu'on l'écoute vraiment ? Les énergies scolaires.

  • Carole Valade

    Les bâtiments là que vous voyez sont les bâtiments les plus anciens. Et ils accueillaient la forge. Et en fait c'était un lycée que pour les garçons, qui a été créé par Jules Siegfried, que vous voyez en portrait ici. Et ensuite c'est devenu un centre de rééducation pour les mutilés de la Première Guerre mondiale. Cette histoire, cette origine, pèse sur les stéréotypes sur l'établissement, parce qu'on continue d'accueillir un public plus paupérisé que le lycée François Ier qui est à côté, et essentiellement des garçons. J'ai été très surprise de constater en arrivant dans ce lycée qu'il y ait aussi peu de filles. En 2021, il y avait 2,7% de filles sur le lycée professionnel et 4,5% de filles sur le lycée général et technologique. Alors, le premier plan d'action a été pour moi la formation. J'ai suivi une formation à l'école de cadres à Poitiers et j'ai ensuite interrogé des personnes qui voulaient créer un collectif autour de ces questions. Et il y avait déjà des actions qui étaient menées, mais c'était des actions qui étaient disparates, on va dire. Il n'y avait pas de réel ancrage dans une politique en faveur, dans un premier temps, d'améliorer la mixité et ensuite d'éduquer les filles et les garçons au respect mutuel. L'autre pilier sur lequel doit reposer la politique filles-garçons consiste à créer un partenariat. Donc nous avons plusieurs établissements scolaires, pas seulement des collèges d'ailleurs, des lycées également, avec lesquels nous travaillons les questions de stéréotypes sur les formations, et puis aussi des partenariats avec des partenaires institutionnels, le CIO, donc le Centre d'Information et d'Orientation, le réseau Canopé, et puis des associations comme Le Grain à Démoudre, avec qui nous avons travaillé cette année pour réaliser les courts-métrages que nous pouvons découvrir aujourd'hui. On monte au CDI, qui est le centre névralgique de tous nos projets. Nous avons deux temps forts dans l'année. Le premier a lieu en décembre. Donc nous accueillons des collégiennes de différents collèges partenaires. Donc ces collégiennes sont accueillies par les lycéennes qui leur font découvrir les formations. Et nous sommes en collaboration avec l'association Elles bougent, qui est constituée de femmes qui travaillent dans l'entrepreneuriat, dans l'industrie, dans l'ingénierie. et qui viennent rencontrer nos lycéennes, afin que les élèves puissent projeter dans des modèles inspirants. Le deuxième temps fort a lieu en mars. Habituellement, nous l'organisons lors de la journée des droits de la femme. Et cette journée est plus dédiée à déconstruire les stéréotypes avec les filles et les garçons, afin de lever les préjugés entre les genres et également d'éduquer les filles et les garçons au respect mutuel. Cette année, les élèves ont réalisé des courts-métrages autour des stéréotypes et les élèves qui les ont réalisés animent avec les collégiens que nous accueillons un ciné-débat. Le film doit faire réfléchir sur les différences, les disparités que tout un chacun peut vivre.

  • Échanges avec les élèves

    "Alors Siri, franchement je te remercie. Grâce à toi et à toutes les autres femmes d'ailleurs, j'ai pu avoir une réduction pour l'assurance auto." Vous l'avez déjà entendu ça, cette histoire que les femmes conduisent moins bien que les hommes et qu'elles ont des accidents ? Tout le temps ? Ouais. Sur les TikTok ? Sur les TikTok, attention. Et est-ce que pour vous c'est la réalité ? Non.

  • Carole Valade

    Cette politique a pour premier avantage d'être très fédératrice. Nous avons plusieurs professeurs qui sont impliqués, des professeurs de la voie générale et des professeurs de la voie technologique. Nous accueillons des élèves du lycée professionnel. et du lycée général et technologique et nous faisons en sorte que tous nos projets associent ces deux publics. L'autre objectif qui était notre objectif premier qui était d'améliorer la mixité est en marche puisque nous accueillons cette année 10% de filles soit plus du double qu'il y a 4 ans. Nous sommes face à une transformation du monde du travail, le monde devient un monde numérique. La ville du Havre est une ville qui propose peu d'emplois pour les femmes, puisqu'il y a un secteur industriel qui est très important. Et puis, on voit bien que le commerce est en train de changer d'aspect. Le commerce physique existe de moins en moins, le commerce devient numérique. Donc, il n'est pas envisageable que la moitié de l'humanité soit privée de métiers qui sont des métiers où on peut connaître des carrières rémunératrices et où il est également possible de connaître des carrières ambitieuses. Et c'est vraiment aussi le sens du travail que nous menons avec l'association Elles bougent, c'est de donner des modèles inspirants à nos jeunes filles. C'est vrai qu'on est un lycée, le lycée Jules Siegfried est un lycée avec des formations numériques. Si on n'a pas plus de programmeuses, de codeuses et de modératrices, vu ce qu'on peut constater effectivement en termes de régression sur les droits des femmes, tels qu'ils sont exprimés par certains discours virilistes, c'est vrai que ça inquiète et il faut qu'il y ait davantage... Oui, il faut que nous, en tout cas les personnels de l'éducation nationale, on accompagne davantage les filles vers le numérique parce que sinon c'est un espace qu'on va complètement abandonner aux hommes.

  • Extra classe

    Vous venez d'écouter un épisode des énergies scolaires. Si ça s'est bien passé, n'hésitez pas à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute. A bientôt sur Extra Classe. Une production Réseau Canopé 2025

Description

Comment favoriser une plus grande mixité dans les filières industrielles, scientifiques et technologiques, alors que les stéréotypes de genre et le manque de modèles féminins continuent d’influencer les choix d’orientation des jeunes filles ? Dans cet épisode, découvrez le plan d’action de Carole Valade, proviseure adjointe d’un lycée professionnel du Havre. Pour informer sur les métiers, déconstruire les stéréotypes de genre et proposer des modèles féminins inspirants, elle coordonne deux temps forts chaque année : une journée avec l’association « Elles bougent » et une journée dédiée aux droits des femmes. Un engagement qu’elle partage avec une équipe pédagogique motivée !

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Coordination et production : Hélène Audard et Magali Devance
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Transcription

  • Extra classe

    Bienvenue dans les énergies scolaires, épisode 182.

  • Carole Valade

    Je suis Carole Valade, je suis proviseure adjointe au lycée Jules Siegfried au Havre.

  • Extra classe

    L'école, on en parle beaucoup, mais est-ce qu'on l'écoute vraiment ? Les énergies scolaires.

  • Carole Valade

    Les bâtiments là que vous voyez sont les bâtiments les plus anciens. Et ils accueillaient la forge. Et en fait c'était un lycée que pour les garçons, qui a été créé par Jules Siegfried, que vous voyez en portrait ici. Et ensuite c'est devenu un centre de rééducation pour les mutilés de la Première Guerre mondiale. Cette histoire, cette origine, pèse sur les stéréotypes sur l'établissement, parce qu'on continue d'accueillir un public plus paupérisé que le lycée François Ier qui est à côté, et essentiellement des garçons. J'ai été très surprise de constater en arrivant dans ce lycée qu'il y ait aussi peu de filles. En 2021, il y avait 2,7% de filles sur le lycée professionnel et 4,5% de filles sur le lycée général et technologique. Alors, le premier plan d'action a été pour moi la formation. J'ai suivi une formation à l'école de cadres à Poitiers et j'ai ensuite interrogé des personnes qui voulaient créer un collectif autour de ces questions. Et il y avait déjà des actions qui étaient menées, mais c'était des actions qui étaient disparates, on va dire. Il n'y avait pas de réel ancrage dans une politique en faveur, dans un premier temps, d'améliorer la mixité et ensuite d'éduquer les filles et les garçons au respect mutuel. L'autre pilier sur lequel doit reposer la politique filles-garçons consiste à créer un partenariat. Donc nous avons plusieurs établissements scolaires, pas seulement des collèges d'ailleurs, des lycées également, avec lesquels nous travaillons les questions de stéréotypes sur les formations, et puis aussi des partenariats avec des partenaires institutionnels, le CIO, donc le Centre d'Information et d'Orientation, le réseau Canopé, et puis des associations comme Le Grain à Démoudre, avec qui nous avons travaillé cette année pour réaliser les courts-métrages que nous pouvons découvrir aujourd'hui. On monte au CDI, qui est le centre névralgique de tous nos projets. Nous avons deux temps forts dans l'année. Le premier a lieu en décembre. Donc nous accueillons des collégiennes de différents collèges partenaires. Donc ces collégiennes sont accueillies par les lycéennes qui leur font découvrir les formations. Et nous sommes en collaboration avec l'association Elles bougent, qui est constituée de femmes qui travaillent dans l'entrepreneuriat, dans l'industrie, dans l'ingénierie. et qui viennent rencontrer nos lycéennes, afin que les élèves puissent projeter dans des modèles inspirants. Le deuxième temps fort a lieu en mars. Habituellement, nous l'organisons lors de la journée des droits de la femme. Et cette journée est plus dédiée à déconstruire les stéréotypes avec les filles et les garçons, afin de lever les préjugés entre les genres et également d'éduquer les filles et les garçons au respect mutuel. Cette année, les élèves ont réalisé des courts-métrages autour des stéréotypes et les élèves qui les ont réalisés animent avec les collégiens que nous accueillons un ciné-débat. Le film doit faire réfléchir sur les différences, les disparités que tout un chacun peut vivre.

  • Échanges avec les élèves

    "Alors Siri, franchement je te remercie. Grâce à toi et à toutes les autres femmes d'ailleurs, j'ai pu avoir une réduction pour l'assurance auto." Vous l'avez déjà entendu ça, cette histoire que les femmes conduisent moins bien que les hommes et qu'elles ont des accidents ? Tout le temps ? Ouais. Sur les TikTok ? Sur les TikTok, attention. Et est-ce que pour vous c'est la réalité ? Non.

  • Carole Valade

    Cette politique a pour premier avantage d'être très fédératrice. Nous avons plusieurs professeurs qui sont impliqués, des professeurs de la voie générale et des professeurs de la voie technologique. Nous accueillons des élèves du lycée professionnel. et du lycée général et technologique et nous faisons en sorte que tous nos projets associent ces deux publics. L'autre objectif qui était notre objectif premier qui était d'améliorer la mixité est en marche puisque nous accueillons cette année 10% de filles soit plus du double qu'il y a 4 ans. Nous sommes face à une transformation du monde du travail, le monde devient un monde numérique. La ville du Havre est une ville qui propose peu d'emplois pour les femmes, puisqu'il y a un secteur industriel qui est très important. Et puis, on voit bien que le commerce est en train de changer d'aspect. Le commerce physique existe de moins en moins, le commerce devient numérique. Donc, il n'est pas envisageable que la moitié de l'humanité soit privée de métiers qui sont des métiers où on peut connaître des carrières rémunératrices et où il est également possible de connaître des carrières ambitieuses. Et c'est vraiment aussi le sens du travail que nous menons avec l'association Elles bougent, c'est de donner des modèles inspirants à nos jeunes filles. C'est vrai qu'on est un lycée, le lycée Jules Siegfried est un lycée avec des formations numériques. Si on n'a pas plus de programmeuses, de codeuses et de modératrices, vu ce qu'on peut constater effectivement en termes de régression sur les droits des femmes, tels qu'ils sont exprimés par certains discours virilistes, c'est vrai que ça inquiète et il faut qu'il y ait davantage... Oui, il faut que nous, en tout cas les personnels de l'éducation nationale, on accompagne davantage les filles vers le numérique parce que sinon c'est un espace qu'on va complètement abandonner aux hommes.

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  • Carole Valade

    Je suis Carole Valade, je suis proviseure adjointe au lycée Jules Siegfried au Havre.

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    L'école, on en parle beaucoup, mais est-ce qu'on l'écoute vraiment ? Les énergies scolaires.

  • Carole Valade

    Les bâtiments là que vous voyez sont les bâtiments les plus anciens. Et ils accueillaient la forge. Et en fait c'était un lycée que pour les garçons, qui a été créé par Jules Siegfried, que vous voyez en portrait ici. Et ensuite c'est devenu un centre de rééducation pour les mutilés de la Première Guerre mondiale. Cette histoire, cette origine, pèse sur les stéréotypes sur l'établissement, parce qu'on continue d'accueillir un public plus paupérisé que le lycée François Ier qui est à côté, et essentiellement des garçons. J'ai été très surprise de constater en arrivant dans ce lycée qu'il y ait aussi peu de filles. En 2021, il y avait 2,7% de filles sur le lycée professionnel et 4,5% de filles sur le lycée général et technologique. Alors, le premier plan d'action a été pour moi la formation. J'ai suivi une formation à l'école de cadres à Poitiers et j'ai ensuite interrogé des personnes qui voulaient créer un collectif autour de ces questions. Et il y avait déjà des actions qui étaient menées, mais c'était des actions qui étaient disparates, on va dire. Il n'y avait pas de réel ancrage dans une politique en faveur, dans un premier temps, d'améliorer la mixité et ensuite d'éduquer les filles et les garçons au respect mutuel. L'autre pilier sur lequel doit reposer la politique filles-garçons consiste à créer un partenariat. Donc nous avons plusieurs établissements scolaires, pas seulement des collèges d'ailleurs, des lycées également, avec lesquels nous travaillons les questions de stéréotypes sur les formations, et puis aussi des partenariats avec des partenaires institutionnels, le CIO, donc le Centre d'Information et d'Orientation, le réseau Canopé, et puis des associations comme Le Grain à Démoudre, avec qui nous avons travaillé cette année pour réaliser les courts-métrages que nous pouvons découvrir aujourd'hui. On monte au CDI, qui est le centre névralgique de tous nos projets. Nous avons deux temps forts dans l'année. Le premier a lieu en décembre. Donc nous accueillons des collégiennes de différents collèges partenaires. Donc ces collégiennes sont accueillies par les lycéennes qui leur font découvrir les formations. Et nous sommes en collaboration avec l'association Elles bougent, qui est constituée de femmes qui travaillent dans l'entrepreneuriat, dans l'industrie, dans l'ingénierie. et qui viennent rencontrer nos lycéennes, afin que les élèves puissent projeter dans des modèles inspirants. Le deuxième temps fort a lieu en mars. Habituellement, nous l'organisons lors de la journée des droits de la femme. Et cette journée est plus dédiée à déconstruire les stéréotypes avec les filles et les garçons, afin de lever les préjugés entre les genres et également d'éduquer les filles et les garçons au respect mutuel. Cette année, les élèves ont réalisé des courts-métrages autour des stéréotypes et les élèves qui les ont réalisés animent avec les collégiens que nous accueillons un ciné-débat. Le film doit faire réfléchir sur les différences, les disparités que tout un chacun peut vivre.

  • Échanges avec les élèves

    "Alors Siri, franchement je te remercie. Grâce à toi et à toutes les autres femmes d'ailleurs, j'ai pu avoir une réduction pour l'assurance auto." Vous l'avez déjà entendu ça, cette histoire que les femmes conduisent moins bien que les hommes et qu'elles ont des accidents ? Tout le temps ? Ouais. Sur les TikTok ? Sur les TikTok, attention. Et est-ce que pour vous c'est la réalité ? Non.

  • Carole Valade

    Cette politique a pour premier avantage d'être très fédératrice. Nous avons plusieurs professeurs qui sont impliqués, des professeurs de la voie générale et des professeurs de la voie technologique. Nous accueillons des élèves du lycée professionnel. et du lycée général et technologique et nous faisons en sorte que tous nos projets associent ces deux publics. L'autre objectif qui était notre objectif premier qui était d'améliorer la mixité est en marche puisque nous accueillons cette année 10% de filles soit plus du double qu'il y a 4 ans. Nous sommes face à une transformation du monde du travail, le monde devient un monde numérique. La ville du Havre est une ville qui propose peu d'emplois pour les femmes, puisqu'il y a un secteur industriel qui est très important. Et puis, on voit bien que le commerce est en train de changer d'aspect. Le commerce physique existe de moins en moins, le commerce devient numérique. Donc, il n'est pas envisageable que la moitié de l'humanité soit privée de métiers qui sont des métiers où on peut connaître des carrières rémunératrices et où il est également possible de connaître des carrières ambitieuses. Et c'est vraiment aussi le sens du travail que nous menons avec l'association Elles bougent, c'est de donner des modèles inspirants à nos jeunes filles. C'est vrai qu'on est un lycée, le lycée Jules Siegfried est un lycée avec des formations numériques. Si on n'a pas plus de programmeuses, de codeuses et de modératrices, vu ce qu'on peut constater effectivement en termes de régression sur les droits des femmes, tels qu'ils sont exprimés par certains discours virilistes, c'est vrai que ça inquiète et il faut qu'il y ait davantage... Oui, il faut que nous, en tout cas les personnels de l'éducation nationale, on accompagne davantage les filles vers le numérique parce que sinon c'est un espace qu'on va complètement abandonner aux hommes.

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    Vous venez d'écouter un épisode des énergies scolaires. Si ça s'est bien passé, n'hésitez pas à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute. A bientôt sur Extra Classe. Une production Réseau Canopé 2025

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Comment favoriser une plus grande mixité dans les filières industrielles, scientifiques et technologiques, alors que les stéréotypes de genre et le manque de modèles féminins continuent d’influencer les choix d’orientation des jeunes filles ? Dans cet épisode, découvrez le plan d’action de Carole Valade, proviseure adjointe d’un lycée professionnel du Havre. Pour informer sur les métiers, déconstruire les stéréotypes de genre et proposer des modèles féminins inspirants, elle coordonne deux temps forts chaque année : une journée avec l’association « Elles bougent » et une journée dédiée aux droits des femmes. Un engagement qu’elle partage avec une équipe pédagogique motivée !

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    Bienvenue dans les énergies scolaires, épisode 182.

  • Carole Valade

    Je suis Carole Valade, je suis proviseure adjointe au lycée Jules Siegfried au Havre.

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    L'école, on en parle beaucoup, mais est-ce qu'on l'écoute vraiment ? Les énergies scolaires.

  • Carole Valade

    Les bâtiments là que vous voyez sont les bâtiments les plus anciens. Et ils accueillaient la forge. Et en fait c'était un lycée que pour les garçons, qui a été créé par Jules Siegfried, que vous voyez en portrait ici. Et ensuite c'est devenu un centre de rééducation pour les mutilés de la Première Guerre mondiale. Cette histoire, cette origine, pèse sur les stéréotypes sur l'établissement, parce qu'on continue d'accueillir un public plus paupérisé que le lycée François Ier qui est à côté, et essentiellement des garçons. J'ai été très surprise de constater en arrivant dans ce lycée qu'il y ait aussi peu de filles. En 2021, il y avait 2,7% de filles sur le lycée professionnel et 4,5% de filles sur le lycée général et technologique. Alors, le premier plan d'action a été pour moi la formation. J'ai suivi une formation à l'école de cadres à Poitiers et j'ai ensuite interrogé des personnes qui voulaient créer un collectif autour de ces questions. Et il y avait déjà des actions qui étaient menées, mais c'était des actions qui étaient disparates, on va dire. Il n'y avait pas de réel ancrage dans une politique en faveur, dans un premier temps, d'améliorer la mixité et ensuite d'éduquer les filles et les garçons au respect mutuel. L'autre pilier sur lequel doit reposer la politique filles-garçons consiste à créer un partenariat. Donc nous avons plusieurs établissements scolaires, pas seulement des collèges d'ailleurs, des lycées également, avec lesquels nous travaillons les questions de stéréotypes sur les formations, et puis aussi des partenariats avec des partenaires institutionnels, le CIO, donc le Centre d'Information et d'Orientation, le réseau Canopé, et puis des associations comme Le Grain à Démoudre, avec qui nous avons travaillé cette année pour réaliser les courts-métrages que nous pouvons découvrir aujourd'hui. On monte au CDI, qui est le centre névralgique de tous nos projets. Nous avons deux temps forts dans l'année. Le premier a lieu en décembre. Donc nous accueillons des collégiennes de différents collèges partenaires. Donc ces collégiennes sont accueillies par les lycéennes qui leur font découvrir les formations. Et nous sommes en collaboration avec l'association Elles bougent, qui est constituée de femmes qui travaillent dans l'entrepreneuriat, dans l'industrie, dans l'ingénierie. et qui viennent rencontrer nos lycéennes, afin que les élèves puissent projeter dans des modèles inspirants. Le deuxième temps fort a lieu en mars. Habituellement, nous l'organisons lors de la journée des droits de la femme. Et cette journée est plus dédiée à déconstruire les stéréotypes avec les filles et les garçons, afin de lever les préjugés entre les genres et également d'éduquer les filles et les garçons au respect mutuel. Cette année, les élèves ont réalisé des courts-métrages autour des stéréotypes et les élèves qui les ont réalisés animent avec les collégiens que nous accueillons un ciné-débat. Le film doit faire réfléchir sur les différences, les disparités que tout un chacun peut vivre.

  • Échanges avec les élèves

    "Alors Siri, franchement je te remercie. Grâce à toi et à toutes les autres femmes d'ailleurs, j'ai pu avoir une réduction pour l'assurance auto." Vous l'avez déjà entendu ça, cette histoire que les femmes conduisent moins bien que les hommes et qu'elles ont des accidents ? Tout le temps ? Ouais. Sur les TikTok ? Sur les TikTok, attention. Et est-ce que pour vous c'est la réalité ? Non.

  • Carole Valade

    Cette politique a pour premier avantage d'être très fédératrice. Nous avons plusieurs professeurs qui sont impliqués, des professeurs de la voie générale et des professeurs de la voie technologique. Nous accueillons des élèves du lycée professionnel. et du lycée général et technologique et nous faisons en sorte que tous nos projets associent ces deux publics. L'autre objectif qui était notre objectif premier qui était d'améliorer la mixité est en marche puisque nous accueillons cette année 10% de filles soit plus du double qu'il y a 4 ans. Nous sommes face à une transformation du monde du travail, le monde devient un monde numérique. La ville du Havre est une ville qui propose peu d'emplois pour les femmes, puisqu'il y a un secteur industriel qui est très important. Et puis, on voit bien que le commerce est en train de changer d'aspect. Le commerce physique existe de moins en moins, le commerce devient numérique. Donc, il n'est pas envisageable que la moitié de l'humanité soit privée de métiers qui sont des métiers où on peut connaître des carrières rémunératrices et où il est également possible de connaître des carrières ambitieuses. Et c'est vraiment aussi le sens du travail que nous menons avec l'association Elles bougent, c'est de donner des modèles inspirants à nos jeunes filles. C'est vrai qu'on est un lycée, le lycée Jules Siegfried est un lycée avec des formations numériques. Si on n'a pas plus de programmeuses, de codeuses et de modératrices, vu ce qu'on peut constater effectivement en termes de régression sur les droits des femmes, tels qu'ils sont exprimés par certains discours virilistes, c'est vrai que ça inquiète et il faut qu'il y ait davantage... Oui, il faut que nous, en tout cas les personnels de l'éducation nationale, on accompagne davantage les filles vers le numérique parce que sinon c'est un espace qu'on va complètement abandonner aux hommes.

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