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Je repère un élève en danger, que faire ? - Entre profs #27 cover
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Extra classe, pour accompagner les enseignants dans leurs pratiques pédagogiques et leur formation

Je repère un élève en danger, que faire ? - Entre profs #27

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03min |04/02/2026
Play
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Description

Au contact des élèves chaque jour, il n’est pas rare de repérer des situations alarmantes, des changements de comportement ou de recevoir les confidences d'un élève sur ce qu’il ou elle vit. Cela fait aussi partie du métier d’enseignant, autant y être préparé. Je repère un élève en danger : que faire ? Carole Berger, professeure de lettres en collège, membre de la cellule phare de son établissement et formatrice anti-harcèlement, partage les bons réflexes avec Entre profs.

Découvrez la synthèse de l'épisode en sketchnote.

Vous aussi, vous avez des questions ? Envoyez-les-nous !

Retrouvez toutes les questions dans la playlist Entre profs.

Extra classe à écouter et à partager sur toutes vos plateformes d'écoute :
https://smartlink.ausha.co/extra-classe

Extra classe, des podcasts produits par Réseau Canopé.
Équipe de réalisation : Nils Dienot, Simon Gattegno et Myriam Jacquet
Directrice de publication : Alexandra Wisniewski
Coordination et production : Hélène Audard et Magali Devance
Contactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr
© Réseau Canopé, 2026


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Voix off

    Entre profs, l'émission qui répond à toutes vos questions en moins de 3 minutes. Quand on est au contact des élèves chaque jour, il n'est pas rare de repérer des situations alarmantes, des changements de comportement ou qu'un élève se confie à nous sur ce qu'il ou elle vit. Cela fait aussi partie du métier d'enseignant, autant y être préparé. Je repère un élève en danger, que faire ? Carole Berger, professeure de lettres en collège, partage les bons réflexes avec Entre profs.

  • Carole Berger

    Quand on repère un élève en danger dans un établissement, dans une classe, la première chose à faire, bien sûr, c'est d'aller lui parler, déjà, d'une part, pour lui demander si ça va, et puis de le signaler aux personnes ressources de l'établissement. En général, il y a un groupe de personnes ressources, souvent formées à la méthode de préoccupation partagée ou anti-harcèlement, et ces personnes-là sauront quoi faire. Les potentiels dangers, on a le danger physique. Bien sûr, quand on voit un élève qui est agressé, qui subit des violences venant d'autres élèves, mais aussi des violences qui viennent de lui-même sur lui-même. On a bien sûr aussi le danger psychologique, un élève qui peut se faire harceler, se faire moquer, se faire embêter, ou une situation de vie complexe, une situation fragile, une maltraitance, une situation intrafamiliale. Voilà, tous ces éléments-là, quand on voit un élève qui ne va pas bien, un élève renfermé, un élève qui ne parle plus, un élève qui grossit, un élève qui maigrit, un élève qui se renferme, un élève qui est absentéiste, un élève qui n'écoute plus le cours, c'est très important. Ou même un élève qui fait l'idiot, qui veut se faire remarquer, c'est souvent un appel au secours, il faut le signaler. Ce qui est sûr, c'est qu'un élève mutique, un élève qui ne se fait pas remarquer, est un élève qu'on oublie. Et c'est celui-là qui peut vraiment être en situation de souffrance. Alors pour un enseignant ou une enseignante qui aurait peur de signaler un élève en souffrance, moi je lui dirais qu'elle doit le faire absolument, quoi qu'il arrive, parce que ça fait partie d'abord de ses devoirs d'enseignant que d'être attentif, attentive à la souffrance d'un élève, quel qu'il soit, et puis ne pas rester seule, parce que dans un établissement, il y a des personnes ressources, on est entouré. Il y a la CPE, l'infirmière, l'infirmier, l'AS (assistante sociale), le chef d'établissement. Ces personnes, elles sont là pour aider aussi ce jeune enseignant, cette jeune enseignante qui se sentirait mal à l'aise avec ça. Une fois que l'enseignant ou l'enseignante a signalé, ce sont les personnes ressources formées qui vont prendre le relais pour travailler avec les élèves, c'est-à-dire aussi bien la cible que les intimidateurs, que la famille, ou que les problèmes qui se trouvent tout autour de cet élève. Donc tout ça, il y a une prise en charge générale et globale qui se fait. Et puis l'enseignant peut aussi se former à toutes les formations possibles sur la santé et le bien-être. Moi, j'ai suivi la formation de premiers secours en santé mentale pour être secouriste. C'est quelque chose qui m'a beaucoup apporté parce que ça m'a expliqué beaucoup la façon dont il fallait s'ouvrir aux autres, accueillir la parole, ne pas juger, et comprendre aussi les difficultés psychiques que je pouvais méconnaître parfois. Et en fait, j'ai une autre vision des choses, une autre perception, beaucoup plus empathique.

  • Voix off

    Entre profs, c'est déjà fini. On espère que ça vous a plu. Vous avez envie que ça continue ? Vous aussi, vous voulez nous soumettre une question ? Contactez-nous grâce au lien qui se trouve dans le descriptif de l'épisode. Et retrouvez tous les épisodes Extra classe sur vos plateformes de podcasts préférées. Une production Réseau Canopé 2026.

Description

Au contact des élèves chaque jour, il n’est pas rare de repérer des situations alarmantes, des changements de comportement ou de recevoir les confidences d'un élève sur ce qu’il ou elle vit. Cela fait aussi partie du métier d’enseignant, autant y être préparé. Je repère un élève en danger : que faire ? Carole Berger, professeure de lettres en collège, membre de la cellule phare de son établissement et formatrice anti-harcèlement, partage les bons réflexes avec Entre profs.

Découvrez la synthèse de l'épisode en sketchnote.

Vous aussi, vous avez des questions ? Envoyez-les-nous !

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Équipe de réalisation : Nils Dienot, Simon Gattegno et Myriam Jacquet
Directrice de publication : Alexandra Wisniewski
Coordination et production : Hélène Audard et Magali Devance
Contactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  • Voix off

    Entre profs, l'émission qui répond à toutes vos questions en moins de 3 minutes. Quand on est au contact des élèves chaque jour, il n'est pas rare de repérer des situations alarmantes, des changements de comportement ou qu'un élève se confie à nous sur ce qu'il ou elle vit. Cela fait aussi partie du métier d'enseignant, autant y être préparé. Je repère un élève en danger, que faire ? Carole Berger, professeure de lettres en collège, partage les bons réflexes avec Entre profs.

  • Carole Berger

    Quand on repère un élève en danger dans un établissement, dans une classe, la première chose à faire, bien sûr, c'est d'aller lui parler, déjà, d'une part, pour lui demander si ça va, et puis de le signaler aux personnes ressources de l'établissement. En général, il y a un groupe de personnes ressources, souvent formées à la méthode de préoccupation partagée ou anti-harcèlement, et ces personnes-là sauront quoi faire. Les potentiels dangers, on a le danger physique. Bien sûr, quand on voit un élève qui est agressé, qui subit des violences venant d'autres élèves, mais aussi des violences qui viennent de lui-même sur lui-même. On a bien sûr aussi le danger psychologique, un élève qui peut se faire harceler, se faire moquer, se faire embêter, ou une situation de vie complexe, une situation fragile, une maltraitance, une situation intrafamiliale. Voilà, tous ces éléments-là, quand on voit un élève qui ne va pas bien, un élève renfermé, un élève qui ne parle plus, un élève qui grossit, un élève qui maigrit, un élève qui se renferme, un élève qui est absentéiste, un élève qui n'écoute plus le cours, c'est très important. Ou même un élève qui fait l'idiot, qui veut se faire remarquer, c'est souvent un appel au secours, il faut le signaler. Ce qui est sûr, c'est qu'un élève mutique, un élève qui ne se fait pas remarquer, est un élève qu'on oublie. Et c'est celui-là qui peut vraiment être en situation de souffrance. Alors pour un enseignant ou une enseignante qui aurait peur de signaler un élève en souffrance, moi je lui dirais qu'elle doit le faire absolument, quoi qu'il arrive, parce que ça fait partie d'abord de ses devoirs d'enseignant que d'être attentif, attentive à la souffrance d'un élève, quel qu'il soit, et puis ne pas rester seule, parce que dans un établissement, il y a des personnes ressources, on est entouré. Il y a la CPE, l'infirmière, l'infirmier, l'AS (assistante sociale), le chef d'établissement. Ces personnes, elles sont là pour aider aussi ce jeune enseignant, cette jeune enseignante qui se sentirait mal à l'aise avec ça. Une fois que l'enseignant ou l'enseignante a signalé, ce sont les personnes ressources formées qui vont prendre le relais pour travailler avec les élèves, c'est-à-dire aussi bien la cible que les intimidateurs, que la famille, ou que les problèmes qui se trouvent tout autour de cet élève. Donc tout ça, il y a une prise en charge générale et globale qui se fait. Et puis l'enseignant peut aussi se former à toutes les formations possibles sur la santé et le bien-être. Moi, j'ai suivi la formation de premiers secours en santé mentale pour être secouriste. C'est quelque chose qui m'a beaucoup apporté parce que ça m'a expliqué beaucoup la façon dont il fallait s'ouvrir aux autres, accueillir la parole, ne pas juger, et comprendre aussi les difficultés psychiques que je pouvais méconnaître parfois. Et en fait, j'ai une autre vision des choses, une autre perception, beaucoup plus empathique.

  • Voix off

    Entre profs, c'est déjà fini. On espère que ça vous a plu. Vous avez envie que ça continue ? Vous aussi, vous voulez nous soumettre une question ? Contactez-nous grâce au lien qui se trouve dans le descriptif de l'épisode. Et retrouvez tous les épisodes Extra classe sur vos plateformes de podcasts préférées. Une production Réseau Canopé 2026.

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    Entre profs, l'émission qui répond à toutes vos questions en moins de 3 minutes. Quand on est au contact des élèves chaque jour, il n'est pas rare de repérer des situations alarmantes, des changements de comportement ou qu'un élève se confie à nous sur ce qu'il ou elle vit. Cela fait aussi partie du métier d'enseignant, autant y être préparé. Je repère un élève en danger, que faire ? Carole Berger, professeure de lettres en collège, partage les bons réflexes avec Entre profs.

  • Carole Berger

    Quand on repère un élève en danger dans un établissement, dans une classe, la première chose à faire, bien sûr, c'est d'aller lui parler, déjà, d'une part, pour lui demander si ça va, et puis de le signaler aux personnes ressources de l'établissement. En général, il y a un groupe de personnes ressources, souvent formées à la méthode de préoccupation partagée ou anti-harcèlement, et ces personnes-là sauront quoi faire. Les potentiels dangers, on a le danger physique. Bien sûr, quand on voit un élève qui est agressé, qui subit des violences venant d'autres élèves, mais aussi des violences qui viennent de lui-même sur lui-même. On a bien sûr aussi le danger psychologique, un élève qui peut se faire harceler, se faire moquer, se faire embêter, ou une situation de vie complexe, une situation fragile, une maltraitance, une situation intrafamiliale. Voilà, tous ces éléments-là, quand on voit un élève qui ne va pas bien, un élève renfermé, un élève qui ne parle plus, un élève qui grossit, un élève qui maigrit, un élève qui se renferme, un élève qui est absentéiste, un élève qui n'écoute plus le cours, c'est très important. Ou même un élève qui fait l'idiot, qui veut se faire remarquer, c'est souvent un appel au secours, il faut le signaler. Ce qui est sûr, c'est qu'un élève mutique, un élève qui ne se fait pas remarquer, est un élève qu'on oublie. Et c'est celui-là qui peut vraiment être en situation de souffrance. Alors pour un enseignant ou une enseignante qui aurait peur de signaler un élève en souffrance, moi je lui dirais qu'elle doit le faire absolument, quoi qu'il arrive, parce que ça fait partie d'abord de ses devoirs d'enseignant que d'être attentif, attentive à la souffrance d'un élève, quel qu'il soit, et puis ne pas rester seule, parce que dans un établissement, il y a des personnes ressources, on est entouré. Il y a la CPE, l'infirmière, l'infirmier, l'AS (assistante sociale), le chef d'établissement. Ces personnes, elles sont là pour aider aussi ce jeune enseignant, cette jeune enseignante qui se sentirait mal à l'aise avec ça. Une fois que l'enseignant ou l'enseignante a signalé, ce sont les personnes ressources formées qui vont prendre le relais pour travailler avec les élèves, c'est-à-dire aussi bien la cible que les intimidateurs, que la famille, ou que les problèmes qui se trouvent tout autour de cet élève. Donc tout ça, il y a une prise en charge générale et globale qui se fait. Et puis l'enseignant peut aussi se former à toutes les formations possibles sur la santé et le bien-être. Moi, j'ai suivi la formation de premiers secours en santé mentale pour être secouriste. C'est quelque chose qui m'a beaucoup apporté parce que ça m'a expliqué beaucoup la façon dont il fallait s'ouvrir aux autres, accueillir la parole, ne pas juger, et comprendre aussi les difficultés psychiques que je pouvais méconnaître parfois. Et en fait, j'ai une autre vision des choses, une autre perception, beaucoup plus empathique.

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    Entre profs, c'est déjà fini. On espère que ça vous a plu. Vous avez envie que ça continue ? Vous aussi, vous voulez nous soumettre une question ? Contactez-nous grâce au lien qui se trouve dans le descriptif de l'épisode. Et retrouvez tous les épisodes Extra classe sur vos plateformes de podcasts préférées. Une production Réseau Canopé 2026.

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    Quand on repère un élève en danger dans un établissement, dans une classe, la première chose à faire, bien sûr, c'est d'aller lui parler, déjà, d'une part, pour lui demander si ça va, et puis de le signaler aux personnes ressources de l'établissement. En général, il y a un groupe de personnes ressources, souvent formées à la méthode de préoccupation partagée ou anti-harcèlement, et ces personnes-là sauront quoi faire. Les potentiels dangers, on a le danger physique. Bien sûr, quand on voit un élève qui est agressé, qui subit des violences venant d'autres élèves, mais aussi des violences qui viennent de lui-même sur lui-même. On a bien sûr aussi le danger psychologique, un élève qui peut se faire harceler, se faire moquer, se faire embêter, ou une situation de vie complexe, une situation fragile, une maltraitance, une situation intrafamiliale. Voilà, tous ces éléments-là, quand on voit un élève qui ne va pas bien, un élève renfermé, un élève qui ne parle plus, un élève qui grossit, un élève qui maigrit, un élève qui se renferme, un élève qui est absentéiste, un élève qui n'écoute plus le cours, c'est très important. Ou même un élève qui fait l'idiot, qui veut se faire remarquer, c'est souvent un appel au secours, il faut le signaler. Ce qui est sûr, c'est qu'un élève mutique, un élève qui ne se fait pas remarquer, est un élève qu'on oublie. Et c'est celui-là qui peut vraiment être en situation de souffrance. Alors pour un enseignant ou une enseignante qui aurait peur de signaler un élève en souffrance, moi je lui dirais qu'elle doit le faire absolument, quoi qu'il arrive, parce que ça fait partie d'abord de ses devoirs d'enseignant que d'être attentif, attentive à la souffrance d'un élève, quel qu'il soit, et puis ne pas rester seule, parce que dans un établissement, il y a des personnes ressources, on est entouré. Il y a la CPE, l'infirmière, l'infirmier, l'AS (assistante sociale), le chef d'établissement. Ces personnes, elles sont là pour aider aussi ce jeune enseignant, cette jeune enseignante qui se sentirait mal à l'aise avec ça. Une fois que l'enseignant ou l'enseignante a signalé, ce sont les personnes ressources formées qui vont prendre le relais pour travailler avec les élèves, c'est-à-dire aussi bien la cible que les intimidateurs, que la famille, ou que les problèmes qui se trouvent tout autour de cet élève. Donc tout ça, il y a une prise en charge générale et globale qui se fait. Et puis l'enseignant peut aussi se former à toutes les formations possibles sur la santé et le bien-être. Moi, j'ai suivi la formation de premiers secours en santé mentale pour être secouriste. C'est quelque chose qui m'a beaucoup apporté parce que ça m'a expliqué beaucoup la façon dont il fallait s'ouvrir aux autres, accueillir la parole, ne pas juger, et comprendre aussi les difficultés psychiques que je pouvais méconnaître parfois. Et en fait, j'ai une autre vision des choses, une autre perception, beaucoup plus empathique.

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    Entre profs, c'est déjà fini. On espère que ça vous a plu. Vous avez envie que ça continue ? Vous aussi, vous voulez nous soumettre une question ? Contactez-nous grâce au lien qui se trouve dans le descriptif de l'épisode. Et retrouvez tous les épisodes Extra classe sur vos plateformes de podcasts préférées. Une production Réseau Canopé 2026.

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