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Extra classe, accompagner les enseignants dans leurs pratiques pédagogiques et leur formation

Le bridge scolaire : un pont avec les mathématiques - Les énergies scolaires #200

Le bridge scolaire : un pont avec les mathématiques - Les énergies scolaires #200

07min |08/07/2026
Play
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07min |08/07/2026
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Description

Lorsqu’elle découvre le bridge au début de sa carrière professionnelle, c’est une révélation : Géraldine Gadé enseignera les mathématiques et le bridge scolaire sera son vecteur. À ses yeux, ce jeu de cartes est un formidable support pour l’apprentissage des maths, car il met en jeu des compétences telles que le raisonnement, la mémorisation, l’art de formuler des hypothèses. Il permet aussi de développer des compétences psychosociales qui sont toutes aussi importantes pour les élèves : la concentration, la coopération, la confiance en soi, le goût du challenge... Encouragée par l'Éducation nationale qui a signé une convention de partenariat avec la Fédération française de bridge, chaque année elle prépare ses élèves de 5e à des grands tournois.

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Épisode préparé et réalisé par : Luc Taramini
Directeur de publication : Samuel Vitel
Coordination et production : Hélène Audard, Magali Devance
Mixage : Laurent Gaillard
Contactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr
© Réseau Canopé, 2026


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Géraldine Gadé

    Je suis Géraldine Gadé, vice-présidente de la Fédération française de bridge, en charge du bridge scolaire. Et je suis enseignante en collège à Parthenay dans les Deux-Sèvres.

  • Extra classe

    L'école, on en parle beaucoup, mais est-ce qu'on écoute vraiment ? Les énergies scolaires, l'émission d'Extra classe qui vous inspire. Épisode 200.

  • Géraldine Gadé

    Alors j'adore jouer, j'ai toujours joué beaucoup aux cartes, c'était quelque chose de culturellement habituel dans ma famille, donc j'ai toujours joué à la belote, au tarot. Et c'est naturellement que je me suis mise au bridge. Quand j'étais stagiaire en Bretagne, il y a un prof de la salle des profs qui jouait au bridge, et qui m'a appris les bribes du jeu, et j'ai appris pendant un an et à partir de ce moment-là, j'ai découvert qu'on pouvait faire du bridge avec les enfants. Et ça, ça a révolutionné ma façon de voir le bridge. Je ne l'ai pas vu juste comme une pratique personnelle, mais vraiment comme un moyen de faire passer d'autres choses avec mes élèves : beaucoup de raisonnement, évidemment, plein d'autres compétences. Le bridge scolaire existe depuis 1990, mais l'Éducation nationale a signé une convention avec la Fédération en 2012. Et puis c'est surtout depuis le plan Villani-Torossian, où on a vu que la France était un mauvais élève de l'Europe, et que c'était bon d'utiliser le jeu dans la pratique à l'école, que le bridge a été cité dans le plan mathématiques. Au bridge, on joue avec un jeu de cartes traditionnel de 52 cartes, avec les piques, les cœurs, les carreaux, les trèfles, et un ordre des cartes assez classique, As, Roi, Dame, Valet, 10, 9, 8, etc. Et surtout, ce qui est important, c'est qu'au bridge, c'est un jeu d'équipe. Donc on joue à deux, c'est le seul sport de l'esprit qui se joue avec un partenaire. Vous connaissez d'autres sports de l'esprit, comme les dames, les échecs. Au bridge, on joue à deux et c'est vraiment un sport de coopération. Il y a tout un langage des cartes. Il y a deux phases au bridge. Il y a d'abord une phase d'enchères, où l'une des équipes va s'engager sur un nombre de levées à réaliser. C'est ce qu'on appelle le contrat. Une fois que la phase d'enchères est terminée, il y a la phase jeu de la carte, où là, on joue les cartes, on fait des plis. Et l'équipe qui s'est engagée sur un contrat va essayer de le réaliser.

  • Échange avec les élèves

    « Donc là, c'est les élèves de 5e. Ils sont hyper forts. [Bruit de cartes] Et on se prépare pour le championnat régional du 3 avril. Donc il ne nous reste pas beaucoup de séances avant la finale régionale à Royan. [Aux élèves]J'ai eu tous vos papiers, normalement c'est bon. »

  • Géraldine Gadé

    Avec mes élèves de 5e, je vais animer une séance où on va travailler le fait d'arriver à faire des levées de longueur. Alors des levées de longueur, c'est quand on a plus de cartes que les adversaires. Donc il va falloir trouver quelle est la couleur que je vais vouloir affranchir. C'est les mots techniques qu'on utilise au bridge. Et surtout là, on va compter. On va compter les cartes qu'on a et donc combien en ont mes adversaires, sachant qu'on est sur une base de 13 cartes au total. Donc c'est des petits exercices de calcul mentaux, pas trop compliqués, mais encore faut-il le faire. Et surtout après, il va falloir mémoriser les cartes qui tombent et les compter. Donc on va voir s'ils y arrivent. Il y a en plus du calcul mental, des histoires de probabilité, puisqu'on est dans la répartition des cartes de nos adversaires. Donc là, on va faire des choses très simples de proba. Et puis il y a toute la partie raisonnement, puisqu'il va falloir qu'on élabore une stratégie au départ. On ne se lance pas dans une partie de bridge comme ça au hasard. On est obligé de se poser deux minutes pour faire un plan de jeu. C'est vraiment ce que j'aime travailler avec mes élèves, c'est se dire, je ne fonce pas tête baissée dans mon problème, je me pose, je regarde quelles sont mes hypothèses, mais comme devant un problème de maths, quelles sont mes hypothèses, et par quel chemin je vais arriver au résultat que je veux.

  • Échange avec les élèves

    « Et donc on y va et on compte les trèfles. Alors, ils en ont combien les adversaires ? » « Cinq. » « Cinq. Ça peut être réparti comment ? » « 3-2. » « 3-2. » « ... ou 5-0. » « Ou 5-0. Qu'est-ce qu'il y a le plus souvent ? On regarde. » « 3-2. » « C'est combien de pourcentage ? » « 68 ! » « Dans 68 % des cas, ça va être réparti 3-2. » « On espère ! » « On espère, on espère. On y va. Alors c'est parti, on les compte. »

  • Géraldine Gadé

    Alors avec le bridge scolaire, on va travailler des compétences vraiment pluridisciplinaires, complètement transversales. Évidemment, il y a la partie « mathématiques » qui m'intéresse, puisque c'est mon enseignement. Donc c'est tout ce qui est raisonnement, calcul mental, élaboration d'une stratégie. C'est toute la démarche scientifique devant un problème de maths. Ensuite, il y a des compétences qui sont importantes dans toutes les disciplines. Quand je vous dis concentration ou mémorisation, ce sont des choses qui vont nous servir partout. C'est important et ce n'est pas facile de faire se concentrer des élèves de CM1, CM2 pendant parfois une heure. Mais on y arrive. Ensuite, il y a des compétences langagières, puisqu'on va aussi expliquer les parties. Les élèves, on leur demande de s'exprimer pour expliquer leur stratégie devant leurs partenaires, devant leurs adversaires. Donc ça, c'est aussi une partie qui est importante. On développe des compétences psychosociales. J'essaye de redonner confiance à mes élèves. Je travaille un peu sur l'égalité garçons-filles. J'essaye de développer l'ambition chez certains élèves, pour qui l'école, ce n'est pas toujours une partie de plaisir, mais j'essaie qu'avec le bridge, ils aient envie de venir à l'école. Et surtout, avec le bridge, on travaille la coopération, puisque c'est un sport d'équipe. Donc on joue avec son partenaire. Et là, il y a tout un langage codé pour travailler à deux. Et puis, pour moi, les compétences qui sont peut-être les plus importantes, c'est des compétences citoyennes. Il y a tout un vivre ensemble, s'engager dans un projet à l'année. Et le respect : le respect des règles, le respect de ses adversaires, de son partenaire. Et c'est là que le bridge est un vrai sport d'ailleurs. Et ça pour moi, c'est vraiment très important, l'ouverture culturelle que je peux apporter à mes élèves. Je peux emmener mes élèves dans plein de compétitions, puisque la Fédération française de bridge organise des compétitions régionales, nationales, des festivals. Et ça me permet d'accompagner mes élèves à Biarritz, à Lyon ou à Paris, quand ils sont qualifiés pour les finales nationales. Évidemment, ces moments sont des moments de vie hyper intenses où le vivre ensemble a toute sa place. Et ce sont des moments inoubliables pour eux, qui resteront gravés à jamais.

  • Échange avec les élèves

    « En faisant le coup à blanc, on gagne dans combien de pourcents des cas ? Ça, c'est pas facile ce que je vous demande. On gagne si c'est 4-2. On gagne si... » « C'est 3-3. » « Si c'est 3-3. Par contre, il y a des cas où on ne gagne pas. » «5-1 et 6-0. » « Si c'est 5-1 et 6-0, on va perdre, ça c'est sûr. Mais donc en fait, on va gagner dans beaucoup... dans 84 % des cas, en faisant ce coup à blanc. »

  • Géraldine Gadé

    Je suis formatrice dans mon académie depuis 5 ans. Donc je forme les enseignants à la pratique du bridge à l'école. En France, on pourrait dire qu'il y a environ 7 000 jeunes qui jouent au bridge à l'école. Et dans l'académie de Poitiers, il y en a plus de 600. Donc c'est vraiment une académie très dynamique.

  • Échange avec les élèves

    « Bon, bah super, on s'arrêtera là pour aujourd'hui. Je vous revois quand vous les 5e du coup ? »

  • Géraldine Gadé

    Je conseillerais à un enseignant de mathématiques qui débute de ne pas hésiter à venir découvrir le bridge. On croit que c'est un jeu de vieux. Eh bien pas du tout, c'est un jeu qui est fun, qui est accessible, qui est convivial et que les enfants adorent.

  • Extra classe

    Cet épisode vous a plu ? Abonnez-vous à la newsletter d'Extra classe pour prolonger l'expérience et découvrir notre programmation. Comment faire ? Le lien est dans le descriptif de l'épisode. À bientôt sur Extra classe. Extra classe, le podcast par Réseau Canopé. Une production 2026. Extra classe

Description

Lorsqu’elle découvre le bridge au début de sa carrière professionnelle, c’est une révélation : Géraldine Gadé enseignera les mathématiques et le bridge scolaire sera son vecteur. À ses yeux, ce jeu de cartes est un formidable support pour l’apprentissage des maths, car il met en jeu des compétences telles que le raisonnement, la mémorisation, l’art de formuler des hypothèses. Il permet aussi de développer des compétences psychosociales qui sont toutes aussi importantes pour les élèves : la concentration, la coopération, la confiance en soi, le goût du challenge... Encouragée par l'Éducation nationale qui a signé une convention de partenariat avec la Fédération française de bridge, chaque année elle prépare ses élèves de 5e à des grands tournois.

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Transcription

  • Géraldine Gadé

    Je suis Géraldine Gadé, vice-présidente de la Fédération française de bridge, en charge du bridge scolaire. Et je suis enseignante en collège à Parthenay dans les Deux-Sèvres.

  • Extra classe

    L'école, on en parle beaucoup, mais est-ce qu'on écoute vraiment ? Les énergies scolaires, l'émission d'Extra classe qui vous inspire. Épisode 200.

  • Géraldine Gadé

    Alors j'adore jouer, j'ai toujours joué beaucoup aux cartes, c'était quelque chose de culturellement habituel dans ma famille, donc j'ai toujours joué à la belote, au tarot. Et c'est naturellement que je me suis mise au bridge. Quand j'étais stagiaire en Bretagne, il y a un prof de la salle des profs qui jouait au bridge, et qui m'a appris les bribes du jeu, et j'ai appris pendant un an et à partir de ce moment-là, j'ai découvert qu'on pouvait faire du bridge avec les enfants. Et ça, ça a révolutionné ma façon de voir le bridge. Je ne l'ai pas vu juste comme une pratique personnelle, mais vraiment comme un moyen de faire passer d'autres choses avec mes élèves : beaucoup de raisonnement, évidemment, plein d'autres compétences. Le bridge scolaire existe depuis 1990, mais l'Éducation nationale a signé une convention avec la Fédération en 2012. Et puis c'est surtout depuis le plan Villani-Torossian, où on a vu que la France était un mauvais élève de l'Europe, et que c'était bon d'utiliser le jeu dans la pratique à l'école, que le bridge a été cité dans le plan mathématiques. Au bridge, on joue avec un jeu de cartes traditionnel de 52 cartes, avec les piques, les cœurs, les carreaux, les trèfles, et un ordre des cartes assez classique, As, Roi, Dame, Valet, 10, 9, 8, etc. Et surtout, ce qui est important, c'est qu'au bridge, c'est un jeu d'équipe. Donc on joue à deux, c'est le seul sport de l'esprit qui se joue avec un partenaire. Vous connaissez d'autres sports de l'esprit, comme les dames, les échecs. Au bridge, on joue à deux et c'est vraiment un sport de coopération. Il y a tout un langage des cartes. Il y a deux phases au bridge. Il y a d'abord une phase d'enchères, où l'une des équipes va s'engager sur un nombre de levées à réaliser. C'est ce qu'on appelle le contrat. Une fois que la phase d'enchères est terminée, il y a la phase jeu de la carte, où là, on joue les cartes, on fait des plis. Et l'équipe qui s'est engagée sur un contrat va essayer de le réaliser.

  • Échange avec les élèves

    « Donc là, c'est les élèves de 5e. Ils sont hyper forts. [Bruit de cartes] Et on se prépare pour le championnat régional du 3 avril. Donc il ne nous reste pas beaucoup de séances avant la finale régionale à Royan. [Aux élèves]J'ai eu tous vos papiers, normalement c'est bon. »

  • Géraldine Gadé

    Avec mes élèves de 5e, je vais animer une séance où on va travailler le fait d'arriver à faire des levées de longueur. Alors des levées de longueur, c'est quand on a plus de cartes que les adversaires. Donc il va falloir trouver quelle est la couleur que je vais vouloir affranchir. C'est les mots techniques qu'on utilise au bridge. Et surtout là, on va compter. On va compter les cartes qu'on a et donc combien en ont mes adversaires, sachant qu'on est sur une base de 13 cartes au total. Donc c'est des petits exercices de calcul mentaux, pas trop compliqués, mais encore faut-il le faire. Et surtout après, il va falloir mémoriser les cartes qui tombent et les compter. Donc on va voir s'ils y arrivent. Il y a en plus du calcul mental, des histoires de probabilité, puisqu'on est dans la répartition des cartes de nos adversaires. Donc là, on va faire des choses très simples de proba. Et puis il y a toute la partie raisonnement, puisqu'il va falloir qu'on élabore une stratégie au départ. On ne se lance pas dans une partie de bridge comme ça au hasard. On est obligé de se poser deux minutes pour faire un plan de jeu. C'est vraiment ce que j'aime travailler avec mes élèves, c'est se dire, je ne fonce pas tête baissée dans mon problème, je me pose, je regarde quelles sont mes hypothèses, mais comme devant un problème de maths, quelles sont mes hypothèses, et par quel chemin je vais arriver au résultat que je veux.

  • Échange avec les élèves

    « Et donc on y va et on compte les trèfles. Alors, ils en ont combien les adversaires ? » « Cinq. » « Cinq. Ça peut être réparti comment ? » « 3-2. » « 3-2. » « ... ou 5-0. » « Ou 5-0. Qu'est-ce qu'il y a le plus souvent ? On regarde. » « 3-2. » « C'est combien de pourcentage ? » « 68 ! » « Dans 68 % des cas, ça va être réparti 3-2. » « On espère ! » « On espère, on espère. On y va. Alors c'est parti, on les compte. »

  • Géraldine Gadé

    Alors avec le bridge scolaire, on va travailler des compétences vraiment pluridisciplinaires, complètement transversales. Évidemment, il y a la partie « mathématiques » qui m'intéresse, puisque c'est mon enseignement. Donc c'est tout ce qui est raisonnement, calcul mental, élaboration d'une stratégie. C'est toute la démarche scientifique devant un problème de maths. Ensuite, il y a des compétences qui sont importantes dans toutes les disciplines. Quand je vous dis concentration ou mémorisation, ce sont des choses qui vont nous servir partout. C'est important et ce n'est pas facile de faire se concentrer des élèves de CM1, CM2 pendant parfois une heure. Mais on y arrive. Ensuite, il y a des compétences langagières, puisqu'on va aussi expliquer les parties. Les élèves, on leur demande de s'exprimer pour expliquer leur stratégie devant leurs partenaires, devant leurs adversaires. Donc ça, c'est aussi une partie qui est importante. On développe des compétences psychosociales. J'essaye de redonner confiance à mes élèves. Je travaille un peu sur l'égalité garçons-filles. J'essaye de développer l'ambition chez certains élèves, pour qui l'école, ce n'est pas toujours une partie de plaisir, mais j'essaie qu'avec le bridge, ils aient envie de venir à l'école. Et surtout, avec le bridge, on travaille la coopération, puisque c'est un sport d'équipe. Donc on joue avec son partenaire. Et là, il y a tout un langage codé pour travailler à deux. Et puis, pour moi, les compétences qui sont peut-être les plus importantes, c'est des compétences citoyennes. Il y a tout un vivre ensemble, s'engager dans un projet à l'année. Et le respect : le respect des règles, le respect de ses adversaires, de son partenaire. Et c'est là que le bridge est un vrai sport d'ailleurs. Et ça pour moi, c'est vraiment très important, l'ouverture culturelle que je peux apporter à mes élèves. Je peux emmener mes élèves dans plein de compétitions, puisque la Fédération française de bridge organise des compétitions régionales, nationales, des festivals. Et ça me permet d'accompagner mes élèves à Biarritz, à Lyon ou à Paris, quand ils sont qualifiés pour les finales nationales. Évidemment, ces moments sont des moments de vie hyper intenses où le vivre ensemble a toute sa place. Et ce sont des moments inoubliables pour eux, qui resteront gravés à jamais.

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    « En faisant le coup à blanc, on gagne dans combien de pourcents des cas ? Ça, c'est pas facile ce que je vous demande. On gagne si c'est 4-2. On gagne si... » « C'est 3-3. » « Si c'est 3-3. Par contre, il y a des cas où on ne gagne pas. » «5-1 et 6-0. » « Si c'est 5-1 et 6-0, on va perdre, ça c'est sûr. Mais donc en fait, on va gagner dans beaucoup... dans 84 % des cas, en faisant ce coup à blanc. »

  • Géraldine Gadé

    Je suis formatrice dans mon académie depuis 5 ans. Donc je forme les enseignants à la pratique du bridge à l'école. En France, on pourrait dire qu'il y a environ 7 000 jeunes qui jouent au bridge à l'école. Et dans l'académie de Poitiers, il y en a plus de 600. Donc c'est vraiment une académie très dynamique.

  • Échange avec les élèves

    « Bon, bah super, on s'arrêtera là pour aujourd'hui. Je vous revois quand vous les 5e du coup ? »

  • Géraldine Gadé

    Je conseillerais à un enseignant de mathématiques qui débute de ne pas hésiter à venir découvrir le bridge. On croit que c'est un jeu de vieux. Eh bien pas du tout, c'est un jeu qui est fun, qui est accessible, qui est convivial et que les enfants adorent.

  • Extra classe

    Cet épisode vous a plu ? Abonnez-vous à la newsletter d'Extra classe pour prolonger l'expérience et découvrir notre programmation. Comment faire ? Le lien est dans le descriptif de l'épisode. À bientôt sur Extra classe. Extra classe, le podcast par Réseau Canopé. Une production 2026. Extra classe

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    Je suis Géraldine Gadé, vice-présidente de la Fédération française de bridge, en charge du bridge scolaire. Et je suis enseignante en collège à Parthenay dans les Deux-Sèvres.

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    L'école, on en parle beaucoup, mais est-ce qu'on écoute vraiment ? Les énergies scolaires, l'émission d'Extra classe qui vous inspire. Épisode 200.

  • Géraldine Gadé

    Alors j'adore jouer, j'ai toujours joué beaucoup aux cartes, c'était quelque chose de culturellement habituel dans ma famille, donc j'ai toujours joué à la belote, au tarot. Et c'est naturellement que je me suis mise au bridge. Quand j'étais stagiaire en Bretagne, il y a un prof de la salle des profs qui jouait au bridge, et qui m'a appris les bribes du jeu, et j'ai appris pendant un an et à partir de ce moment-là, j'ai découvert qu'on pouvait faire du bridge avec les enfants. Et ça, ça a révolutionné ma façon de voir le bridge. Je ne l'ai pas vu juste comme une pratique personnelle, mais vraiment comme un moyen de faire passer d'autres choses avec mes élèves : beaucoup de raisonnement, évidemment, plein d'autres compétences. Le bridge scolaire existe depuis 1990, mais l'Éducation nationale a signé une convention avec la Fédération en 2012. Et puis c'est surtout depuis le plan Villani-Torossian, où on a vu que la France était un mauvais élève de l'Europe, et que c'était bon d'utiliser le jeu dans la pratique à l'école, que le bridge a été cité dans le plan mathématiques. Au bridge, on joue avec un jeu de cartes traditionnel de 52 cartes, avec les piques, les cœurs, les carreaux, les trèfles, et un ordre des cartes assez classique, As, Roi, Dame, Valet, 10, 9, 8, etc. Et surtout, ce qui est important, c'est qu'au bridge, c'est un jeu d'équipe. Donc on joue à deux, c'est le seul sport de l'esprit qui se joue avec un partenaire. Vous connaissez d'autres sports de l'esprit, comme les dames, les échecs. Au bridge, on joue à deux et c'est vraiment un sport de coopération. Il y a tout un langage des cartes. Il y a deux phases au bridge. Il y a d'abord une phase d'enchères, où l'une des équipes va s'engager sur un nombre de levées à réaliser. C'est ce qu'on appelle le contrat. Une fois que la phase d'enchères est terminée, il y a la phase jeu de la carte, où là, on joue les cartes, on fait des plis. Et l'équipe qui s'est engagée sur un contrat va essayer de le réaliser.

  • Échange avec les élèves

    « Donc là, c'est les élèves de 5e. Ils sont hyper forts. [Bruit de cartes] Et on se prépare pour le championnat régional du 3 avril. Donc il ne nous reste pas beaucoup de séances avant la finale régionale à Royan. [Aux élèves]J'ai eu tous vos papiers, normalement c'est bon. »

  • Géraldine Gadé

    Avec mes élèves de 5e, je vais animer une séance où on va travailler le fait d'arriver à faire des levées de longueur. Alors des levées de longueur, c'est quand on a plus de cartes que les adversaires. Donc il va falloir trouver quelle est la couleur que je vais vouloir affranchir. C'est les mots techniques qu'on utilise au bridge. Et surtout là, on va compter. On va compter les cartes qu'on a et donc combien en ont mes adversaires, sachant qu'on est sur une base de 13 cartes au total. Donc c'est des petits exercices de calcul mentaux, pas trop compliqués, mais encore faut-il le faire. Et surtout après, il va falloir mémoriser les cartes qui tombent et les compter. Donc on va voir s'ils y arrivent. Il y a en plus du calcul mental, des histoires de probabilité, puisqu'on est dans la répartition des cartes de nos adversaires. Donc là, on va faire des choses très simples de proba. Et puis il y a toute la partie raisonnement, puisqu'il va falloir qu'on élabore une stratégie au départ. On ne se lance pas dans une partie de bridge comme ça au hasard. On est obligé de se poser deux minutes pour faire un plan de jeu. C'est vraiment ce que j'aime travailler avec mes élèves, c'est se dire, je ne fonce pas tête baissée dans mon problème, je me pose, je regarde quelles sont mes hypothèses, mais comme devant un problème de maths, quelles sont mes hypothèses, et par quel chemin je vais arriver au résultat que je veux.

  • Échange avec les élèves

    « Et donc on y va et on compte les trèfles. Alors, ils en ont combien les adversaires ? » « Cinq. » « Cinq. Ça peut être réparti comment ? » « 3-2. » « 3-2. » « ... ou 5-0. » « Ou 5-0. Qu'est-ce qu'il y a le plus souvent ? On regarde. » « 3-2. » « C'est combien de pourcentage ? » « 68 ! » « Dans 68 % des cas, ça va être réparti 3-2. » « On espère ! » « On espère, on espère. On y va. Alors c'est parti, on les compte. »

  • Géraldine Gadé

    Alors avec le bridge scolaire, on va travailler des compétences vraiment pluridisciplinaires, complètement transversales. Évidemment, il y a la partie « mathématiques » qui m'intéresse, puisque c'est mon enseignement. Donc c'est tout ce qui est raisonnement, calcul mental, élaboration d'une stratégie. C'est toute la démarche scientifique devant un problème de maths. Ensuite, il y a des compétences qui sont importantes dans toutes les disciplines. Quand je vous dis concentration ou mémorisation, ce sont des choses qui vont nous servir partout. C'est important et ce n'est pas facile de faire se concentrer des élèves de CM1, CM2 pendant parfois une heure. Mais on y arrive. Ensuite, il y a des compétences langagières, puisqu'on va aussi expliquer les parties. Les élèves, on leur demande de s'exprimer pour expliquer leur stratégie devant leurs partenaires, devant leurs adversaires. Donc ça, c'est aussi une partie qui est importante. On développe des compétences psychosociales. J'essaye de redonner confiance à mes élèves. Je travaille un peu sur l'égalité garçons-filles. J'essaye de développer l'ambition chez certains élèves, pour qui l'école, ce n'est pas toujours une partie de plaisir, mais j'essaie qu'avec le bridge, ils aient envie de venir à l'école. Et surtout, avec le bridge, on travaille la coopération, puisque c'est un sport d'équipe. Donc on joue avec son partenaire. Et là, il y a tout un langage codé pour travailler à deux. Et puis, pour moi, les compétences qui sont peut-être les plus importantes, c'est des compétences citoyennes. Il y a tout un vivre ensemble, s'engager dans un projet à l'année. Et le respect : le respect des règles, le respect de ses adversaires, de son partenaire. Et c'est là que le bridge est un vrai sport d'ailleurs. Et ça pour moi, c'est vraiment très important, l'ouverture culturelle que je peux apporter à mes élèves. Je peux emmener mes élèves dans plein de compétitions, puisque la Fédération française de bridge organise des compétitions régionales, nationales, des festivals. Et ça me permet d'accompagner mes élèves à Biarritz, à Lyon ou à Paris, quand ils sont qualifiés pour les finales nationales. Évidemment, ces moments sont des moments de vie hyper intenses où le vivre ensemble a toute sa place. Et ce sont des moments inoubliables pour eux, qui resteront gravés à jamais.

  • Échange avec les élèves

    « En faisant le coup à blanc, on gagne dans combien de pourcents des cas ? Ça, c'est pas facile ce que je vous demande. On gagne si c'est 4-2. On gagne si... » « C'est 3-3. » « Si c'est 3-3. Par contre, il y a des cas où on ne gagne pas. » «5-1 et 6-0. » « Si c'est 5-1 et 6-0, on va perdre, ça c'est sûr. Mais donc en fait, on va gagner dans beaucoup... dans 84 % des cas, en faisant ce coup à blanc. »

  • Géraldine Gadé

    Je suis formatrice dans mon académie depuis 5 ans. Donc je forme les enseignants à la pratique du bridge à l'école. En France, on pourrait dire qu'il y a environ 7 000 jeunes qui jouent au bridge à l'école. Et dans l'académie de Poitiers, il y en a plus de 600. Donc c'est vraiment une académie très dynamique.

  • Échange avec les élèves

    « Bon, bah super, on s'arrêtera là pour aujourd'hui. Je vous revois quand vous les 5e du coup ? »

  • Géraldine Gadé

    Je conseillerais à un enseignant de mathématiques qui débute de ne pas hésiter à venir découvrir le bridge. On croit que c'est un jeu de vieux. Eh bien pas du tout, c'est un jeu qui est fun, qui est accessible, qui est convivial et que les enfants adorent.

  • Extra classe

    Cet épisode vous a plu ? Abonnez-vous à la newsletter d'Extra classe pour prolonger l'expérience et découvrir notre programmation. Comment faire ? Le lien est dans le descriptif de l'épisode. À bientôt sur Extra classe. Extra classe, le podcast par Réseau Canopé. Une production 2026. Extra classe

Description

Lorsqu’elle découvre le bridge au début de sa carrière professionnelle, c’est une révélation : Géraldine Gadé enseignera les mathématiques et le bridge scolaire sera son vecteur. À ses yeux, ce jeu de cartes est un formidable support pour l’apprentissage des maths, car il met en jeu des compétences telles que le raisonnement, la mémorisation, l’art de formuler des hypothèses. Il permet aussi de développer des compétences psychosociales qui sont toutes aussi importantes pour les élèves : la concentration, la coopération, la confiance en soi, le goût du challenge... Encouragée par l'Éducation nationale qui a signé une convention de partenariat avec la Fédération française de bridge, chaque année elle prépare ses élèves de 5e à des grands tournois.

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Extra classe, le podcast produit par Réseau Canopé.
Épisode préparé et réalisé par : Luc Taramini
Directeur de publication : Samuel Vitel
Coordination et production : Hélène Audard, Magali Devance
Mixage : Laurent Gaillard
Contactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr
© Réseau Canopé, 2026


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Transcription

  • Géraldine Gadé

    Je suis Géraldine Gadé, vice-présidente de la Fédération française de bridge, en charge du bridge scolaire. Et je suis enseignante en collège à Parthenay dans les Deux-Sèvres.

  • Extra classe

    L'école, on en parle beaucoup, mais est-ce qu'on écoute vraiment ? Les énergies scolaires, l'émission d'Extra classe qui vous inspire. Épisode 200.

  • Géraldine Gadé

    Alors j'adore jouer, j'ai toujours joué beaucoup aux cartes, c'était quelque chose de culturellement habituel dans ma famille, donc j'ai toujours joué à la belote, au tarot. Et c'est naturellement que je me suis mise au bridge. Quand j'étais stagiaire en Bretagne, il y a un prof de la salle des profs qui jouait au bridge, et qui m'a appris les bribes du jeu, et j'ai appris pendant un an et à partir de ce moment-là, j'ai découvert qu'on pouvait faire du bridge avec les enfants. Et ça, ça a révolutionné ma façon de voir le bridge. Je ne l'ai pas vu juste comme une pratique personnelle, mais vraiment comme un moyen de faire passer d'autres choses avec mes élèves : beaucoup de raisonnement, évidemment, plein d'autres compétences. Le bridge scolaire existe depuis 1990, mais l'Éducation nationale a signé une convention avec la Fédération en 2012. Et puis c'est surtout depuis le plan Villani-Torossian, où on a vu que la France était un mauvais élève de l'Europe, et que c'était bon d'utiliser le jeu dans la pratique à l'école, que le bridge a été cité dans le plan mathématiques. Au bridge, on joue avec un jeu de cartes traditionnel de 52 cartes, avec les piques, les cœurs, les carreaux, les trèfles, et un ordre des cartes assez classique, As, Roi, Dame, Valet, 10, 9, 8, etc. Et surtout, ce qui est important, c'est qu'au bridge, c'est un jeu d'équipe. Donc on joue à deux, c'est le seul sport de l'esprit qui se joue avec un partenaire. Vous connaissez d'autres sports de l'esprit, comme les dames, les échecs. Au bridge, on joue à deux et c'est vraiment un sport de coopération. Il y a tout un langage des cartes. Il y a deux phases au bridge. Il y a d'abord une phase d'enchères, où l'une des équipes va s'engager sur un nombre de levées à réaliser. C'est ce qu'on appelle le contrat. Une fois que la phase d'enchères est terminée, il y a la phase jeu de la carte, où là, on joue les cartes, on fait des plis. Et l'équipe qui s'est engagée sur un contrat va essayer de le réaliser.

  • Échange avec les élèves

    « Donc là, c'est les élèves de 5e. Ils sont hyper forts. [Bruit de cartes] Et on se prépare pour le championnat régional du 3 avril. Donc il ne nous reste pas beaucoup de séances avant la finale régionale à Royan. [Aux élèves]J'ai eu tous vos papiers, normalement c'est bon. »

  • Géraldine Gadé

    Avec mes élèves de 5e, je vais animer une séance où on va travailler le fait d'arriver à faire des levées de longueur. Alors des levées de longueur, c'est quand on a plus de cartes que les adversaires. Donc il va falloir trouver quelle est la couleur que je vais vouloir affranchir. C'est les mots techniques qu'on utilise au bridge. Et surtout là, on va compter. On va compter les cartes qu'on a et donc combien en ont mes adversaires, sachant qu'on est sur une base de 13 cartes au total. Donc c'est des petits exercices de calcul mentaux, pas trop compliqués, mais encore faut-il le faire. Et surtout après, il va falloir mémoriser les cartes qui tombent et les compter. Donc on va voir s'ils y arrivent. Il y a en plus du calcul mental, des histoires de probabilité, puisqu'on est dans la répartition des cartes de nos adversaires. Donc là, on va faire des choses très simples de proba. Et puis il y a toute la partie raisonnement, puisqu'il va falloir qu'on élabore une stratégie au départ. On ne se lance pas dans une partie de bridge comme ça au hasard. On est obligé de se poser deux minutes pour faire un plan de jeu. C'est vraiment ce que j'aime travailler avec mes élèves, c'est se dire, je ne fonce pas tête baissée dans mon problème, je me pose, je regarde quelles sont mes hypothèses, mais comme devant un problème de maths, quelles sont mes hypothèses, et par quel chemin je vais arriver au résultat que je veux.

  • Échange avec les élèves

    « Et donc on y va et on compte les trèfles. Alors, ils en ont combien les adversaires ? » « Cinq. » « Cinq. Ça peut être réparti comment ? » « 3-2. » « 3-2. » « ... ou 5-0. » « Ou 5-0. Qu'est-ce qu'il y a le plus souvent ? On regarde. » « 3-2. » « C'est combien de pourcentage ? » « 68 ! » « Dans 68 % des cas, ça va être réparti 3-2. » « On espère ! » « On espère, on espère. On y va. Alors c'est parti, on les compte. »

  • Géraldine Gadé

    Alors avec le bridge scolaire, on va travailler des compétences vraiment pluridisciplinaires, complètement transversales. Évidemment, il y a la partie « mathématiques » qui m'intéresse, puisque c'est mon enseignement. Donc c'est tout ce qui est raisonnement, calcul mental, élaboration d'une stratégie. C'est toute la démarche scientifique devant un problème de maths. Ensuite, il y a des compétences qui sont importantes dans toutes les disciplines. Quand je vous dis concentration ou mémorisation, ce sont des choses qui vont nous servir partout. C'est important et ce n'est pas facile de faire se concentrer des élèves de CM1, CM2 pendant parfois une heure. Mais on y arrive. Ensuite, il y a des compétences langagières, puisqu'on va aussi expliquer les parties. Les élèves, on leur demande de s'exprimer pour expliquer leur stratégie devant leurs partenaires, devant leurs adversaires. Donc ça, c'est aussi une partie qui est importante. On développe des compétences psychosociales. J'essaye de redonner confiance à mes élèves. Je travaille un peu sur l'égalité garçons-filles. J'essaye de développer l'ambition chez certains élèves, pour qui l'école, ce n'est pas toujours une partie de plaisir, mais j'essaie qu'avec le bridge, ils aient envie de venir à l'école. Et surtout, avec le bridge, on travaille la coopération, puisque c'est un sport d'équipe. Donc on joue avec son partenaire. Et là, il y a tout un langage codé pour travailler à deux. Et puis, pour moi, les compétences qui sont peut-être les plus importantes, c'est des compétences citoyennes. Il y a tout un vivre ensemble, s'engager dans un projet à l'année. Et le respect : le respect des règles, le respect de ses adversaires, de son partenaire. Et c'est là que le bridge est un vrai sport d'ailleurs. Et ça pour moi, c'est vraiment très important, l'ouverture culturelle que je peux apporter à mes élèves. Je peux emmener mes élèves dans plein de compétitions, puisque la Fédération française de bridge organise des compétitions régionales, nationales, des festivals. Et ça me permet d'accompagner mes élèves à Biarritz, à Lyon ou à Paris, quand ils sont qualifiés pour les finales nationales. Évidemment, ces moments sont des moments de vie hyper intenses où le vivre ensemble a toute sa place. Et ce sont des moments inoubliables pour eux, qui resteront gravés à jamais.

  • Échange avec les élèves

    « En faisant le coup à blanc, on gagne dans combien de pourcents des cas ? Ça, c'est pas facile ce que je vous demande. On gagne si c'est 4-2. On gagne si... » « C'est 3-3. » « Si c'est 3-3. Par contre, il y a des cas où on ne gagne pas. » «5-1 et 6-0. » « Si c'est 5-1 et 6-0, on va perdre, ça c'est sûr. Mais donc en fait, on va gagner dans beaucoup... dans 84 % des cas, en faisant ce coup à blanc. »

  • Géraldine Gadé

    Je suis formatrice dans mon académie depuis 5 ans. Donc je forme les enseignants à la pratique du bridge à l'école. En France, on pourrait dire qu'il y a environ 7 000 jeunes qui jouent au bridge à l'école. Et dans l'académie de Poitiers, il y en a plus de 600. Donc c'est vraiment une académie très dynamique.

  • Échange avec les élèves

    « Bon, bah super, on s'arrêtera là pour aujourd'hui. Je vous revois quand vous les 5e du coup ? »

  • Géraldine Gadé

    Je conseillerais à un enseignant de mathématiques qui débute de ne pas hésiter à venir découvrir le bridge. On croit que c'est un jeu de vieux. Eh bien pas du tout, c'est un jeu qui est fun, qui est accessible, qui est convivial et que les enfants adorent.

  • Extra classe

    Cet épisode vous a plu ? Abonnez-vous à la newsletter d'Extra classe pour prolonger l'expérience et découvrir notre programmation. Comment faire ? Le lien est dans le descriptif de l'épisode. À bientôt sur Extra classe. Extra classe, le podcast par Réseau Canopé. Une production 2026. Extra classe

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