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Extra classe, accompagner les enseignants dans leurs pratiques pédagogiques et leur formation

Comment accueillir un élève allophone dans sa classe ? - Entre profs #34

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03min |06/05/2026
Play
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03min |06/05/2026
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Description

Un lundi matin, on entre dans une classe : on ne parle pas la langue et on ne connaît encore personne, tout en portant avec soi une histoire qu’on ne peut pas raconter. Imaginons un instant ce que peut ressentir cet élève… Alors, comment accueillir un élève allophone dans sa classe ? Sixu Péchenart, professeur des écoles, partage son expérience avec Entre profs.
Découvrez la synthèse de l'épisode en sketchnote.

Vous aussi, vous avez des questions ? Rejoignez-nous sur le groupe Facebook « Extra classe - Podcast et enseignement ».
Et retrouvez toutes les questions dans la playlist Entre profs.

Abonnez-vous à la newsletter.

Extra classe à partager et à écouter sur toutes vos plateformes de podcasts :
https://smartlink.ausha.co/extra-classe

Extra classe, le podcast produit par Réseau Canopé.
Équipe de réalisation : Simon Gattegno, Luc Taramini
Réalisation du sketchnote : Florian Robin
Directeur de publication : Samuel Vitel
Coordination et production : Hélène Audard et Magali Devance
Contactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Extra classe

    Entre profs, l'émission d'Extra classe qui répond à toutes vos questions en moins de 3 minutes. Un lundi matin, on entre dans une classe, on ne parle pas la langue et on ne connaît encore personne, tout en portant avec soi une histoire qu'on ne peut pas raconter. Imaginons un instant ce que peut ressentir cet élève. Alors, comment accueillir un élève allophone dans sa classe ? Sixu Péchenart, professeur des écoles, partage son expérience avec Entre profs.

  • Sixu Péchenart

    Souvent, on accueille ces élèves sans savoir quel est leur passé, sans savoir ce qu'ils ont vécu, sans savoir d'où ils viennent. La première étape, c'est d'accueillir l'élève dans la classe, de lui faire une place, et de très rapidement contacter l'équipe de circonscription pour se mettre en lien avec l'enseignant UPE2A, parce que ce sont vraiment des experts de la situation, donc il faut vraiment s'appuyer sur eux. Donc cet enseignant UPE2A va prendre l'élève que l'on accueille pour faire des groupes d'apprentissage, mettre très rapidement ces élèves-là de façon sécurisée dans les apprentissages, notamment en français sur le vocabulaire de base pour pouvoir avoir des échanges importants et croissants avec des élèves. Ce vocabulaire-là va aussi permettre à ces élèves d'établir un contact qui est vraiment essentiel et qui est très rapide. Les élèves allophones, souvent, ont une très grande capacité d'adaptation. Il y a aussi une modalité que j'ai découvert très récemment qui est la co-intervention. Les enseignants d'UPE2A peuvent être aux côtés de l'élève allophone pour leur faire mieux comprendre ce qui se passe en classe. C'est une modalité très porteuse. L'enseignant d'UPE2A n'est pas forcément disponible tout de suite. Alors, les évaluations diagnostiques permettent déjà de situer le niveau de l'élève. Je préconise plutôt de prendre les évaluations nationales parce qu'elles sont bien cotées. Et il ne faut pas hésiter à prendre les évaluations des niveaux inférieurs à celui de la classe pour vraiment déterminer les acquis des élèves allophones. On peut fournir à l'élève des documents avec des pictogrammes ou avec des images pour les consignes. Il se l'approprie très très bien. Je pense qu'il ne faut pas non plus hésiter à s'appuyer sur le tutorat. Les élèves allophones fonctionnent beaucoup par mimétisme et ils observent beaucoup ce que les autres élèves font. Le troisième point, c'est vraiment utiliser le numérique. On peut utiliser un certain nombre de logiciels d'écoute de la langue. On peut aussi investir dans un mur sonore dans lequel on met des images et quand on appuie sur un bouton, on peut enregistrer des mots ou enregistrer des phrases et faire écouter à l'élève allophone de la langue et ça, ils aiment beaucoup. Il y a quelque chose que je mets en place et qui fonctionne vraiment très très bien : le manuel masqué. Quand on a déterminé le niveau d'un élève, on va utiliser soit un manuel, soit un fichier dans lequel on a masqué toutes les références au niveau pour éviter la stigmatisation, les moqueries, etc. Et ça lui permet vraiment de structurer ses apprentissages. C'est quelque chose qui les met vraiment beaucoup en réussite. Systématiquement, quand les élèves allophones arrivent dans ma classe, je leur demande de nous apprendre un mot de leur langue. Ce sont des séances durant lesquelles ces élèves s'ouvrent. On voit beaucoup de sourires. Il ne faut pas oublier qu'on a aussi beaucoup de choses à prendre d'eux. Donc voilà, ce serait plutôt mon conseil.

  • Extra classe

    Entre profs, c'est déjà fini. On espère que ça vous a plu. Vous avez envie que ça continue ? Vous aussi, vous voulez nous soumettre une question ? Rendez-vous sur le groupe Facebook « Extra classe - Podcast et enseignement » pour la poser ou nous laisser un commentaire. Extra classe, le podcast par Réseau Canopé. Une production 2026. Extra classe.

Description

Un lundi matin, on entre dans une classe : on ne parle pas la langue et on ne connaît encore personne, tout en portant avec soi une histoire qu’on ne peut pas raconter. Imaginons un instant ce que peut ressentir cet élève… Alors, comment accueillir un élève allophone dans sa classe ? Sixu Péchenart, professeur des écoles, partage son expérience avec Entre profs.
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    Entre profs, l'émission d'Extra classe qui répond à toutes vos questions en moins de 3 minutes. Un lundi matin, on entre dans une classe, on ne parle pas la langue et on ne connaît encore personne, tout en portant avec soi une histoire qu'on ne peut pas raconter. Imaginons un instant ce que peut ressentir cet élève. Alors, comment accueillir un élève allophone dans sa classe ? Sixu Péchenart, professeur des écoles, partage son expérience avec Entre profs.

  • Sixu Péchenart

    Souvent, on accueille ces élèves sans savoir quel est leur passé, sans savoir ce qu'ils ont vécu, sans savoir d'où ils viennent. La première étape, c'est d'accueillir l'élève dans la classe, de lui faire une place, et de très rapidement contacter l'équipe de circonscription pour se mettre en lien avec l'enseignant UPE2A, parce que ce sont vraiment des experts de la situation, donc il faut vraiment s'appuyer sur eux. Donc cet enseignant UPE2A va prendre l'élève que l'on accueille pour faire des groupes d'apprentissage, mettre très rapidement ces élèves-là de façon sécurisée dans les apprentissages, notamment en français sur le vocabulaire de base pour pouvoir avoir des échanges importants et croissants avec des élèves. Ce vocabulaire-là va aussi permettre à ces élèves d'établir un contact qui est vraiment essentiel et qui est très rapide. Les élèves allophones, souvent, ont une très grande capacité d'adaptation. Il y a aussi une modalité que j'ai découvert très récemment qui est la co-intervention. Les enseignants d'UPE2A peuvent être aux côtés de l'élève allophone pour leur faire mieux comprendre ce qui se passe en classe. C'est une modalité très porteuse. L'enseignant d'UPE2A n'est pas forcément disponible tout de suite. Alors, les évaluations diagnostiques permettent déjà de situer le niveau de l'élève. Je préconise plutôt de prendre les évaluations nationales parce qu'elles sont bien cotées. Et il ne faut pas hésiter à prendre les évaluations des niveaux inférieurs à celui de la classe pour vraiment déterminer les acquis des élèves allophones. On peut fournir à l'élève des documents avec des pictogrammes ou avec des images pour les consignes. Il se l'approprie très très bien. Je pense qu'il ne faut pas non plus hésiter à s'appuyer sur le tutorat. Les élèves allophones fonctionnent beaucoup par mimétisme et ils observent beaucoup ce que les autres élèves font. Le troisième point, c'est vraiment utiliser le numérique. On peut utiliser un certain nombre de logiciels d'écoute de la langue. On peut aussi investir dans un mur sonore dans lequel on met des images et quand on appuie sur un bouton, on peut enregistrer des mots ou enregistrer des phrases et faire écouter à l'élève allophone de la langue et ça, ils aiment beaucoup. Il y a quelque chose que je mets en place et qui fonctionne vraiment très très bien : le manuel masqué. Quand on a déterminé le niveau d'un élève, on va utiliser soit un manuel, soit un fichier dans lequel on a masqué toutes les références au niveau pour éviter la stigmatisation, les moqueries, etc. Et ça lui permet vraiment de structurer ses apprentissages. C'est quelque chose qui les met vraiment beaucoup en réussite. Systématiquement, quand les élèves allophones arrivent dans ma classe, je leur demande de nous apprendre un mot de leur langue. Ce sont des séances durant lesquelles ces élèves s'ouvrent. On voit beaucoup de sourires. Il ne faut pas oublier qu'on a aussi beaucoup de choses à prendre d'eux. Donc voilà, ce serait plutôt mon conseil.

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    Entre profs, c'est déjà fini. On espère que ça vous a plu. Vous avez envie que ça continue ? Vous aussi, vous voulez nous soumettre une question ? Rendez-vous sur le groupe Facebook « Extra classe - Podcast et enseignement » pour la poser ou nous laisser un commentaire. Extra classe, le podcast par Réseau Canopé. Une production 2026. Extra classe.

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    Souvent, on accueille ces élèves sans savoir quel est leur passé, sans savoir ce qu'ils ont vécu, sans savoir d'où ils viennent. La première étape, c'est d'accueillir l'élève dans la classe, de lui faire une place, et de très rapidement contacter l'équipe de circonscription pour se mettre en lien avec l'enseignant UPE2A, parce que ce sont vraiment des experts de la situation, donc il faut vraiment s'appuyer sur eux. Donc cet enseignant UPE2A va prendre l'élève que l'on accueille pour faire des groupes d'apprentissage, mettre très rapidement ces élèves-là de façon sécurisée dans les apprentissages, notamment en français sur le vocabulaire de base pour pouvoir avoir des échanges importants et croissants avec des élèves. Ce vocabulaire-là va aussi permettre à ces élèves d'établir un contact qui est vraiment essentiel et qui est très rapide. Les élèves allophones, souvent, ont une très grande capacité d'adaptation. Il y a aussi une modalité que j'ai découvert très récemment qui est la co-intervention. Les enseignants d'UPE2A peuvent être aux côtés de l'élève allophone pour leur faire mieux comprendre ce qui se passe en classe. C'est une modalité très porteuse. L'enseignant d'UPE2A n'est pas forcément disponible tout de suite. Alors, les évaluations diagnostiques permettent déjà de situer le niveau de l'élève. Je préconise plutôt de prendre les évaluations nationales parce qu'elles sont bien cotées. Et il ne faut pas hésiter à prendre les évaluations des niveaux inférieurs à celui de la classe pour vraiment déterminer les acquis des élèves allophones. On peut fournir à l'élève des documents avec des pictogrammes ou avec des images pour les consignes. Il se l'approprie très très bien. Je pense qu'il ne faut pas non plus hésiter à s'appuyer sur le tutorat. Les élèves allophones fonctionnent beaucoup par mimétisme et ils observent beaucoup ce que les autres élèves font. Le troisième point, c'est vraiment utiliser le numérique. On peut utiliser un certain nombre de logiciels d'écoute de la langue. On peut aussi investir dans un mur sonore dans lequel on met des images et quand on appuie sur un bouton, on peut enregistrer des mots ou enregistrer des phrases et faire écouter à l'élève allophone de la langue et ça, ils aiment beaucoup. Il y a quelque chose que je mets en place et qui fonctionne vraiment très très bien : le manuel masqué. Quand on a déterminé le niveau d'un élève, on va utiliser soit un manuel, soit un fichier dans lequel on a masqué toutes les références au niveau pour éviter la stigmatisation, les moqueries, etc. Et ça lui permet vraiment de structurer ses apprentissages. C'est quelque chose qui les met vraiment beaucoup en réussite. Systématiquement, quand les élèves allophones arrivent dans ma classe, je leur demande de nous apprendre un mot de leur langue. Ce sont des séances durant lesquelles ces élèves s'ouvrent. On voit beaucoup de sourires. Il ne faut pas oublier qu'on a aussi beaucoup de choses à prendre d'eux. Donc voilà, ce serait plutôt mon conseil.

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