Les Énergies scolaires : l'écoute active

Extra classe

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Les Énergies scolaires : l'écoute active

À votre avis, quel est le secret d’une réunion parents-professeurs réussie ? Comment tisser une relation de confiance lors de la remise des livrets scolaires ? Ces questions taraudent Maxime Tesnière depuis longtemps. Enseignant en cycle 2 dans une école primaire parisienne classée REP+, il partage avec nous ses observations de terrain, qu’il a croisées avec son expérience en tant que bénévole auprès de l’association « SOS homophobie ». C’est là qu’il a découvert et pratiqué « l’écoute active », aujourd’hui au cœur de ses interactions avec les parents. Écoutez-le nous en dire davantage sur cette méthode de communication développée à partir des travaux du psychologue américain Carl Rogers.

La transcription de cet épisode est disponible après les crédits.

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Émission préparée par : Aurélie Dulin

Réalisée par : Aurélie Dulin

Directrice de publication : Marie-Caroline Missir

Coordination et production : Hervé Turri, Luc Taramini, Magali Devance

Mixage : Jules Pottier

Secrétariat de rédaction : Ludovic Oger

Contactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr

© Réseau Canopé, 2021

Transcription :

Je m'appelle Maxime Tesnière et je suis enseignant en cycle 2 à l'école Richomme, dans le quartier Barbès du 18e arrondissement de Paris.

Barbès, c'est un quartier classé REP+, donc avec un public plutôt défavorisé même si on tend vers une mixité sociale en ce moment. On est vraiment avec une population fraîchement immigrée pour certains, non-francophone pour d'autres et avec des situations personnelles compliquées, des familles à l'hôtel qui n'ont pas spécialement de logement approprié pour accueillir leur famille.

Ça fait quelque temps que je me pose des questions sur ma relation avec les parents. J'ai pu bénéficier de mon expertise de bénévole au sein de « SOS homophobie » où j'ai découvert « l'écoute active » de Carl Rogers. Ça a été une véritable révolution dans ma vie : je me suis rendu compte qu’une communication n'était valable que dès l'instant où il y avait un réel échange entre les deux parties et dès l'instant où il y avait une réelle écoute. Et je me suis rendu compte que je croyais être quelqu'un qui savait écouter les gens, y compris dans ma relation avec les parents, et pas du tout ! L'écoute active m'a permis de découvrir ce que c'était qu'écouter et de comprendre aussi que, tant qu'une personne qui est dans une situation de demande d'aide ne prend pas les décisions par elle-même, elle ne s'appropriera pas ce qu'on lui propose.

Une fois que j'ai vraiment découvert toute la théorie de Carl Rogers, je me suis dit : « Il faut que je l'applique directement en classe et notamment avec les parents, et ça dès le début d'année. » Le premier moment de l'année, c'est forcément la réunion parents-profs, le truc le plus ennuyeux qui existe à faire en tant qu'enseignant et à écouter en tant que parent. C'est pourquoi j'ai, dès le départ, proposé aux parents : « On va faire une réunion complètement en dehors de tout ce que vous avez pu découvrir. Je vais très peu parler et vous, vous allez beaucoup réfléchir ensemble sur trois axes seulement qui me semble essentiels sur l'année de votre enfant. » Le tout premier, c'était « Comment établir la relation entre nous ? » Et c'était avec la phrase « Je viens parler avec l'enseignant dès que nous en avons besoin. » et j'avais souligné « parler » et « nous ». Le deuxième, c'était sur les devoirs, un sujet un peu épineux avec les parents : « Tous les soirs, j'écoute mon enfant réciter une leçon pendant 20 minutes. » et j'avais souligné « réciter », « 20 minutes » et « j'écoute ». Et le dernier point, c'était sur les attendus de l'année de classe de CP : « Comment je sais que mon enfant aura réussi son année de CP ? » On est venu sur des choses très concrètes, sur leurs besoins à eux, sur la réalité de leurs enfants et non plus sur un discours descendant de l'enseignant qui concerne toutes les familles et finalement ne concerne personne. Ce que j'ai beaucoup apprécié dans cette réunion, c'était aussi d'avoir un temps de recul et d'observation des parents. C'était un temps où je ne parlais donc pas, je les observais. Je suis passé dans les rangs et je me suis rendu compte aussi des relations qui commençaient à se nouer entre les parents. Des parents qui ne se seraient pas parlé – parce qu’en plus, quand je les ai mis par groupe, je leur ai dit : « Vous vous mettez avec les gens qui sont autour de vous. » et comme ils se sont placés au hasard, ils n'ont pas eu le temps de choisir leurs copains ou leurs copines – ça leur a permis de rencontrer d'autres parents. Ça a aussi permis aux parents qui ne parlent pas spécialement bien en français d'essayer de s'investir. J'ai l'exemple d'une maman tchétchène qui a pris son téléphone et qui traduisait les étiquettes qu'il y avait et qui participait réellement alors qu'elle a des difficultés en français, elle parle très peu le français. Mais elle s'est réellement investie dans cette réunion et ça lui a aussi permis de parler avec des parents avec lesquels elle n'aurait peut-être jamais parlé parce que, de par la barrière de la langue, elle n'aurait jamais osé. Et ça, c'était vraiment quelque chose d'hyper chouette à observer parce que ce n'est pas qu'une relation entre eux et moi que je voulais établir, mais c'est aussi une relation entre les parents, et se rendre compte comme un groupe classe se prolonge aussi avec les parents derrière. Si le groupe parents se connaît, s’ils discutent entre eux, eh bien le groupe classe fonctionne aussi entre eux.

L'autre axe de réflexion que j'ai eu grâce à l'écoute active, c'était notamment la remise des livrets. Je suis parti d'une problématique : à chaque fois que je recevais les parents, j'étais dans une lecture du livret devant les parents et je listais tout ce qui était acquis, non acquis et en cours d'acquisition. Et une fois encore, je monopolisais la parole, les parents ne discutaient pas. Maintenant, j'ai décidé que je rendais les carnets à l'avance aux parents, les parents les lisaient à la maison et moi, je prépare chaque entretien, avec juste deux points maximum que je souhaite aborder, tant positifs que négatifs mais deux points seulement. Quand les parents arrivent, je commence toujours par : « Comment ressentez-vous la scolarité de votre enfant ? » et les parents commencent à parler pendant 5 à 10 minutes. Moi, pendant ce temps-là, je ne dis strictement rien : j'écoute, je relance, je pratique l'écoute active, je fais écho, je reformule ce qu'ils me disent. Après, je présente mes objectifs, c'est-à-dire les deux points sur lesquels j’ai souhaité qu'on discute. Et souvent, j'essaie de me servir de ce que les parents m'ont dit pour faire écho, se rendre compte que nous avons le même dialogue et je m'appuie dessus pour donner du poids à ce qu'ils m'ont dit et à ce que je dis. Une fois que j'ai dit les points que je souhaitais aborder avec eux, eh bien après, on réfléchit ensemble à comment on peut faire encore plus réussir l'enfant ? Ce n'est pas une pratique que je fais uniquement avec les enfants en difficulté, je la fais aussi avec les enfants en réussite. Le but pour un enfant en réussite, c'est de voir comment on peut le pousser encore plus loin. Pour un enfant en difficulté, c'est se concentrer sur les deux points les plus essentiels à cet instant précis – bien sûr qu’il y a peut-être d'autres choses à voir, mais on prendra le temps – et voir quelles aides on peut mettre en place pour que cela fonctionne. Et c'est là que je dresse toutes les aides possibles dans une école et je leur dis toujours : « Vous qui connaissez votre enfant, qu'est-ce qui vous paraît le plus pertinent ? » et souvent les parents choisissent, entre guillemets, ce qui leur parle le plus. Et j'ai rarement vu des choix incohérents, ils sont souvent dans ce que l'école propose. On gagne vraiment en efficacité. Un parent qui a décidé que son enfant ira voir la psychologue scolaire, il ne met pas un mois à prendre le rendez-vous avec la psychologue scolaire. En général, il prend son rendez-vous dans la semaine qui suit ou dans les 15 jours grand maximum, car je lui ai fourni les informations mais c'est aussi né d'un besoin que le parent avait.

L'écoute active a forcément des limites et on s'en est rendu compte avec Sandrine Tauziet, la conseillère pédagogique avec laquelle je travaille, notamment pour tout ce qui est dossier MDPH [Maison départementale des personnes handicapées]. On s'est rendu compte que c'étaient des sujets qui étaient beaucoup trop sensibles et que là, il fallait un avis médical – de toute façon, c'est ce que doit faire l'enseignant, c'est passer par le médecin scolaire – mais que l'écoute active a eu ses limites dans ce genre de cas précis.

Je crois que j'ai choisi ce métier à 50 % pour les parents et à 50 % pour les enfants. Pour moi, la relation d'aide est là en fait : tant que la personne n'a pas verbalisé la chose, tant qu'elle ne l'a pas dit… si elle ne l'a pas dit, elle n'a donc pas pris conscience. Une fois qu'elle en a pris conscience, là, le travail de fond va pouvoir commencer. Et c'est là que l'écoute active prend tout son sens. On n'est plus dans « Je parle, le parent m'écoute et il applique. » On est dans « On discute, je vous écoute, on réfléchit ensemble et on prend des décisions ensemble. » Et les résultats sont là.

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Transcription :

Je m'appelle Maxime Tesnière et je suis enseignant en cycle 2 à l'école Richomme, dans le quartier Barbès du 18e arrondissement de Paris.

Barbès, c'est un quartier classé REP+, donc avec un public plutôt défavorisé même si on tend vers une mixité sociale en ce moment. On est vraiment avec une population fraîchement immigrée pour certains, non-francophone pour d'autres et avec des situations personnelles compliquées, des familles à l'hôtel qui n'ont pas spécialement de logement approprié pour accueillir leur famille.

Ça fait quelque temps que je me pose des questions sur ma relation avec les parents. J'ai pu bénéficier de mon expertise de bénévole au sein de « SOS homophobie » où j'ai découvert « l'écoute active » de Carl Rogers. Ça a été une véritable révolution dans ma vie : je me suis rendu compte qu’une communication n'était valable que dès l'instant où il y avait un réel échange entre les deux parties et dès l'instant où il y avait une réelle écoute. Et je me suis rendu compte que je croyais être quelqu'un qui savait écouter les gens, y compris dans ma relation avec les parents, et pas du tout ! L'écoute active m'a permis de découvrir ce que c'était qu'écouter et de comprendre aussi que, tant qu'une personne qui est dans une situation de demande d'aide ne prend pas les décisions par elle-même, elle ne s'appropriera pas ce qu'on lui propose.

Une fois que j'ai vraiment découvert toute la théorie de Carl Rogers, je me suis dit : « Il faut que je l'applique directement en classe et notamment avec les parents, et ça dès le début d'année. » Le premier moment de l'année, c'est forcément la réunion parents-profs, le truc le plus ennuyeux qui existe à faire en tant qu'enseignant et à écouter en tant que parent. C'est pourquoi j'ai, dès le départ, proposé aux parents : « On va faire une réunion complètement en dehors de tout ce que vous avez pu découvrir. Je vais très peu parler et vous, vous allez beaucoup réfléchir ensemble sur trois axes seulement qui me semble essentiels sur l'année de votre enfant. » Le tout premier, c'était « Comment établir la relation entre nous ? » Et c'était avec la phrase « Je viens parler avec l'enseignant dès que nous en avons besoin. » et j'avais souligné « parler » et « nous ». Le deuxième, c'était sur les devoirs, un sujet un peu épineux avec les parents : « Tous les soirs, j'écoute mon enfant réciter une leçon pendant 20 minutes. » et j'avais souligné « réciter », « 20 minutes » et « j'écoute ». Et le dernier point, c'était sur les attendus de l'année de classe de CP : « Comment je sais que mon enfant aura réussi son année de CP ? » On est venu sur des choses très concrètes, sur leurs besoins à eux, sur la réalité de leurs enfants et non plus sur un discours descendant de l'enseignant qui concerne toutes les familles et finalement ne concerne personne. Ce que j'ai beaucoup apprécié dans cette réunion, c'était aussi d'avoir un temps de recul et d'observation des parents. C'était un temps où je ne parlais donc pas, je les observais. Je suis passé dans les rangs et je me suis rendu compte aussi des relations qui commençaient à se nouer entre les parents. Des parents qui ne se seraient pas parlé – parce qu’en plus, quand je les ai mis par groupe, je leur ai dit : « Vous vous mettez avec les gens qui sont autour de vous. » et comme ils se sont placés au hasard, ils n'ont pas eu le temps de choisir leurs copains ou leurs copines – ça leur a permis de rencontrer d'autres parents. Ça a aussi permis aux parents qui ne parlent pas spécialement bien en français d'essayer de s'investir. J'ai l'exemple d'une maman tchétchène qui a pris son téléphone et qui traduisait les étiquettes qu'il y avait et qui participait réellement alors qu'elle a des difficultés en français, elle parle très peu le français. Mais elle s'est réellement investie dans cette réunion et ça lui a aussi permis de parler avec des parents avec lesquels elle n'aurait peut-être jamais parlé parce que, de par la barrière de la langue, elle n'aurait jamais osé. Et ça, c'était vraiment quelque chose d'hyper chouette à observer parce que ce n'est pas qu'une relation entre eux et moi que je voulais établir, mais c'est aussi une relation entre les parents, et se rendre compte comme un groupe classe se prolonge aussi avec les parents derrière. Si le groupe parents se connaît, s’ils discutent entre eux, eh bien le groupe classe fonctionne aussi entre eux.

L'autre axe de réflexion que j'ai eu grâce à l'écoute active, c'était notamment la remise des livrets. Je suis parti d'une problématique : à chaque fois que je recevais les parents, j'étais dans une lecture du livret devant les parents et je listais tout ce qui était acquis, non acquis et en cours d'acquisition. Et une fois encore, je monopolisais la parole, les parents ne discutaient pas. Maintenant, j'ai décidé que je rendais les carnets à l'avance aux parents, les parents les lisaient à la maison et moi, je prépare chaque entretien, avec juste deux points maximum que je souhaite aborder, tant positifs que négatifs mais deux points seulement. Quand les parents arrivent, je commence toujours par : « Comment ressentez-vous la scolarité de votre enfant ? » et les parents commencent à parler pendant 5 à 10 minutes. Moi, pendant ce temps-là, je ne dis strictement rien : j'écoute, je relance, je pratique l'écoute active, je fais écho, je reformule ce qu'ils me disent. Après, je présente mes objectifs, c'est-à-dire les deux points sur lesquels j’ai souhaité qu'on discute. Et souvent, j'essaie de me servir de ce que les parents m'ont dit pour faire écho, se rendre compte que nous avons le même dialogue et je m'appuie dessus pour donner du poids à ce qu'ils m'ont dit et à ce que je dis. Une fois que j'ai dit les points que je souhaitais aborder avec eux, eh bien après, on réfléchit ensemble à comment on peut faire encore plus réussir l'enfant ? Ce n'est pas une pratique que je fais uniquement avec les enfants en difficulté, je la fais aussi avec les enfants en réussite. Le but pour un enfant en réussite, c'est de voir comment on peut le pousser encore plus loin. Pour un enfant en difficulté, c'est se concentrer sur les deux points les plus essentiels à cet instant précis – bien sûr qu’il y a peut-être d'autres choses à voir, mais on prendra le temps – et voir quelles aides on peut mettre en place pour que cela fonctionne. Et c'est là que je dresse toutes les aides possibles dans une école et je leur dis toujours : « Vous qui connaissez votre enfant, qu'est-ce qui vous paraît le plus pertinent ? » et souvent les parents choisissent, entre guillemets, ce qui leur parle le plus. Et j'ai rarement vu des choix incohérents, ils sont souvent dans ce que l'école propose. On gagne vraiment en efficacité. Un parent qui a décidé que son enfant ira voir la psychologue scolaire, il ne met pas un mois à prendre le rendez-vous avec la psychologue scolaire. En général, il prend son rendez-vous dans la semaine qui suit ou dans les 15 jours grand maximum, car je lui ai fourni les informations mais c'est aussi né d'un besoin que le parent avait.

L'écoute active a forcément des limites et on s'en est rendu compte avec Sandrine Tauziet, la conseillère pédagogique avec laquelle je travaille, notamment pour tout ce qui est dossier MDPH [Maison départementale des personnes handicapées]. On s'est rendu compte que c'étaient des sujets qui étaient beaucoup trop sensibles et que là, il fallait un avis médical – de toute façon, c'est ce que doit faire l'enseignant, c'est passer par le médecin scolaire – mais que l'écoute active a eu ses limites dans ce genre de cas précis.

Je crois que j'ai choisi ce métier à 50 % pour les parents et à 50 % pour les enfants. Pour moi, la relation d'aide est là en fait : tant que la personne n'a pas verbalisé la chose, tant qu'elle ne l'a pas dit… si elle ne l'a pas dit, elle n'a donc pas pris conscience. Une fois qu'elle en a pris conscience, là, le travail de fond va pouvoir commencer. Et c'est là que l'écoute active prend tout son sens. On n'est plus dans « Je parle, le parent m'écoute et il applique. » On est dans « On discute, je vous écoute, on réfléchit ensemble et on prend des décisions ensemble. » Et les résultats sont là.

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