Les Énergies scolaires : prof d'EPS, le dernier passage de relais

Extra classe

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Les Énergies scolaires : prof d'EPS, le dernier passage de relais

Professeur d'éducation physique et sportive, Richard Pivano a débuté sa carrière lors de la marche des Beurs dans les années 80 au collège Paul Éluard du quartier des Minguettes de Vénissieux. À l'heure de son départ à la retraite, il revient sur les grands défis et les petites victoires qui l'ont conduit à considérer la pratique de l'EPS comme une manière de vivre-ensemble et de s'ouvrir au monde à travers des projets d'établissement fédérateurs. Découvrez comment sa pédagogie s'est adaptée au fil du temps afin que les élèves de chaque génération s'épanouissent et deviennent des citoyens. 

La transcription de cet épisode est disponible après les crédits. 

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Émission préparée par : Hervé Turri 

Réalisée par : Hervé Turri 

Directrice de publication : Marie-Caroline Missir 

Coordination et production : Hervé Turri, Luc Taramini, Magali Devance 

Mixage : Laurent Gaillard 

Secrétariat de rédaction : Ludovic Oger

Contactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr 

© Réseau Canopé, 2021

Transcription :

Richard Pivano, je suis enseignant d’EPS au collège Paul Éluard à Vénissieux depuis 1984. 

Il faut être disponible le matin, et je dirai… être passionné par son métier. 

C’est quelque chose que je pense avoir réussi parce que je suis toujours enthousiaste. Et si j’ai des petits soucis ou que je me suis mal endormi ou mal réveillé, les enfants que j’ai devant moi, mes élèves, n’ont absolument pas à en tenir compte. Je dois être très linéaire, même s’ils ressentent, et ça, c’est un aspect de l’enfant. Quand on est bien, quand on est un petit peu moins bien, ils le ressentent et nous posent une question brute, nature : « Monsieur, ça va pas bien aujourd’hui ? » Donc il faut aussi avoir une forme de franchise pour pouvoir faire adhérer les enfants et ne pas être dans la démagogie. On est dans une micro-société dans une classe et le collège est une micro-société. On a de tout et quand on les représente devant nous, en éducation physique et sportive, c’est à nous de les amener à se transcender, à les passionner et à leur montrer que tout est possible. 

Quand j’ai débuté, j’avais un principal qui m’a mis le pied à l’étrier, Michel Le Lay, qui était un principal fantastique, qui est venu en pleine crise pendant cette fameuse « marche des beurs » et qui a dit : « Eh bien, écoutez, on a 70 % d’absentéisme à Éluard, on va essayer d’en avoir 50 dans deux mois et puis on verra l’année prochaine. » 

Ça a vraiment recentré ma façon de voir la culture de l’enseignant et j’ai des amis, qui restent des amis depuis, et j’en suis vraiment honoré. 

Ensuite, ça m’a permis, avec cette personne, d’emmener une jeune fille qui ne savait pas nager et j’ai eu la chance de rencontrer un monsieur qui était président d’un club de plongée à Vénissieux et qui m’a dit : « Moi, je peux organiser en plein air un stage de plongée à Carry-le-Rouet. Les bouteilles… tout est compris, juste à payer les mobil-homes. » Et cette jeune fille m’a tiré par le bras, en me disant : « Monsieur, je veux vraiment y aller, vraiment y aller ! », mais je lui ai dit : « C’est pas possible, tu ne sais pas nager ! » et donc j’ai eu ce président et son assesseur qui m’ont dit : « Il n’y a pas de problème, on peut la descendre à cinq mètres, avec les bouteilles, il n’y aura pas de problème, elle aura son baptême de plongée. » Cette jeune fille est venue à Carry-le-Rouet avec nous, elle était tenue par ces deux messieurs qui lui ont appris les gestes, elle a mis son détendeur, elle est descendue à cinq mètres, elle a vu une épave et elle est remontée trois-quatre minutes après. Je pense que maintenant, cette dame doit avoir pas loin de 40 ans ou 50 ans, ça doit être un souvenir impérissable. 

C’est aussi donner sens à ce qu’on va faire et laisser la place à toute une classe de pouvoir s’exprimer au niveau sportif. Exemple : ceux qui ont des qualités physiques, capacités motrices un petit peu au-dessus, d’autres qui sont moyens et très besogneux, et puis malheureusement des gamins, de plus en plus, qui ont des problèmes de poids. 

L’obésité devient vraiment quelque chose qu’on va appeler un fléau. Je le vois depuis dix ans, là, ça grandit. Et ces élèves-là, il faut aussi leur trouver leur place, ils font partie d’une entité-classe et on n’est pas pour de la compétition, on n’est pas dans un club de sport, on est en éducation physique et sportive – et j’y tiens – où on essaye de diversifier les activités physiques pour que l’enfant puisse, peut-être, rebondir un peu plus tard dans des associations… et puis pour sa santé tout simplement. Et toujours cette notion passionnelle, passionnée, de leur dire : « On est dans le jeu donc si on perd c’est pas grave. On va juste savoir pourquoi on a perdu mais surtout on ne va pas taper sur la tête des autres. » Donc j’ai toujours essayé d’être sur cette démarche. Ce n’est pas toujours simple. Je pense que la notion de travail est importante et qu’on n’a rien sans rien. Alors, j’essaie d’avoir des exemples… Par exemple en foot, Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, ce sont deux, apparemment, très bons joueurs que j’apprécie beaucoup sur un terrain, qui s’entraînent tous les jours, plus que les autres. Donc ils ont beau être surdoués ils sont quand même… On ne parle pas d’argent, là, on parle de valeurs et de l’éthique, de sa personnalité. Ils donnent le maximum. 

En 2007, la Coupe du monde de rugby était en France et donc, en tant qu’enseignant d’EPS, j’ai été sollicité pour mettre en place ce qu’on appelait le projet « Planète ovale », que nous avons mis en place au collège Éluard : huit classes de sixième en parallèle, avec l’ensemble des professeurs, en français, maths, SVT, etc., EPS bien sûr. Objectif : réussir à mêler l’aspect sportif. Donc nous avions dix gamins par classe : des jeunes élèves qui pratiquaient l’activité rugby avec un classement, nous avions d’autres jeunes qui étaient reporters, scripts, d’autres jeunes qui étaient photographes, et d’autres jeunes qui devaient représenter de façon théâtrale, sous forme de petites saynètes… Exemple sur le dopage, on a eu des scènes sur le dopage ou des chansons en anglais… ou la Nouvelle-Zélande avec la notion du Haka, etc. Ce qui était intéressant, c’est qu’ensuite on a composé des jurys : principal, principal adjoint, avec des membres de l’administration, des membres profs autres que l’EPS et des élèves d’autres classes, les plus grands de troisième, qui ont été un peu évaluateurs, observateurs, et sur ces sept ou huit classes on a sorti la classe qui a représenté notre collège au niveau académique sur un grand grand grand grand espace qui est le parc de Parilly où on a rencontré des jeunes de Villefranche, de Rillieux, de Vaulx-en-Velin. Chaque confrontation donnait lieu à des résultats et le collège Éluard a donc réussi à faire une belle prestation dans son ensemble, ils ont, entre guillemets, réussi à être la meilleure formation, meilleure classe. Ce qui est intéressant, c’est qu’on a pris l’entité de la classe et que chacun puisse s’exprimer. On a des jeunes qui ne voulaient pas pratiquer le rugby, donc il n’y avait pas d’imposition, il en fallait dix, on a trouvé. D’autres qui avaient absolument envie de connaître un peu ce qu’était la technique entre « Je tiens un micro », « Je suis derrière une caméra », « Je pose une question au journaliste », donc ils ont trouvé leur place. On a trouvé aussi des jeunes qui pouvaient aller s’exprimer vers des adultes pour faire un questionnement et un rapport d’activité… Donc ça, ça m’intéresse. Ça veut dire qu’on arrive à avoir la possibilité, quand tout le monde s’y met, à réussir des projets qui sont conséquents et je pense que les jeunes qui sont passés par ce « Planète ovale » il y a quelques années doivent s’en rappeler parce que ça a été extraordinaire : un engouement dans les classes pour essayer de sortir de ce collège et de représenter leurs familles, eux-mêmes, et puis notre collège, donc le quartier. Il y a eu une expo photo et on a réussi à garder des photos et des vidéos qui sont à la fédération de rugby… Comme une grande réussite, on peut le dire, beaucoup d’investissement. Et on a vu une relation de communication beaucoup plus sympathique et positive dans notre établissement. Les professeurs avaient presque envie de reconduire l’année d’après, en classe de cinquième, pourquoi pas, un autre projet… pas systématiquement sur l’aspect rugby mais… bon, c’était difficile de faire ça chaque année, ça demande beaucoup d’investissement. Mais en tout cas, ça a rapproché les gens. Là, je parle au niveau des adultes. Et bien entendu, ce postulat a fait que nos élèves de sixième voulaient absolument continuer l’année d’après, soit avec les mêmes classes, soit avec les mêmes professeurs, mais ils ont vu qu’on était vraiment proche d’eux et qu’ils avaient vraiment leur place dans le collège. Et ça, c’est important parce que sur le côté humain et épanouissement de la personnalité, dans un collège, j’ai trouvé ça assez intéressant. Donc j’espère que ça pourra être reconduit, ce n’est pas facile à mettre en place, il faut de la bonne volonté… un peu plus que de la bonne volonté. 

Je finis, maintenant, en étant fier, je pense, d’avoir représenté l’Éducation nationale avec humilité mais auprès des jeunes.

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Professeur d'éducation physique et sportive, Richard Pivano a débuté sa carrière lors de la marche des Beurs dans les années 80 au collège Paul Éluard du quartier des Minguettes de Vénissieux. À l'heure de son départ à la retraite, il revient sur les grands défis et les petites victoires qui l'ont conduit à considérer la pratique de l'EPS comme une manière de vivre-ensemble et de s'ouvrir au monde à travers des projets d'établissement fédérateurs. Découvrez comment sa pédagogie s'est adaptée au fil du temps afin que les élèves de chaque génération s'épanouissent et deviennent des citoyens. 

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Richard Pivano, je suis enseignant d’EPS au collège Paul Éluard à Vénissieux depuis 1984. 

Il faut être disponible le matin, et je dirai… être passionné par son métier. 

C’est quelque chose que je pense avoir réussi parce que je suis toujours enthousiaste. Et si j’ai des petits soucis ou que je me suis mal endormi ou mal réveillé, les enfants que j’ai devant moi, mes élèves, n’ont absolument pas à en tenir compte. Je dois être très linéaire, même s’ils ressentent, et ça, c’est un aspect de l’enfant. Quand on est bien, quand on est un petit peu moins bien, ils le ressentent et nous posent une question brute, nature : « Monsieur, ça va pas bien aujourd’hui ? » Donc il faut aussi avoir une forme de franchise pour pouvoir faire adhérer les enfants et ne pas être dans la démagogie. On est dans une micro-société dans une classe et le collège est une micro-société. On a de tout et quand on les représente devant nous, en éducation physique et sportive, c’est à nous de les amener à se transcender, à les passionner et à leur montrer que tout est possible. 

Quand j’ai débuté, j’avais un principal qui m’a mis le pied à l’étrier, Michel Le Lay, qui était un principal fantastique, qui est venu en pleine crise pendant cette fameuse « marche des beurs » et qui a dit : « Eh bien, écoutez, on a 70 % d’absentéisme à Éluard, on va essayer d’en avoir 50 dans deux mois et puis on verra l’année prochaine. » 

Ça a vraiment recentré ma façon de voir la culture de l’enseignant et j’ai des amis, qui restent des amis depuis, et j’en suis vraiment honoré. 

Ensuite, ça m’a permis, avec cette personne, d’emmener une jeune fille qui ne savait pas nager et j’ai eu la chance de rencontrer un monsieur qui était président d’un club de plongée à Vénissieux et qui m’a dit : « Moi, je peux organiser en plein air un stage de plongée à Carry-le-Rouet. Les bouteilles… tout est compris, juste à payer les mobil-homes. » Et cette jeune fille m’a tiré par le bras, en me disant : « Monsieur, je veux vraiment y aller, vraiment y aller ! », mais je lui ai dit : « C’est pas possible, tu ne sais pas nager ! » et donc j’ai eu ce président et son assesseur qui m’ont dit : « Il n’y a pas de problème, on peut la descendre à cinq mètres, avec les bouteilles, il n’y aura pas de problème, elle aura son baptême de plongée. » Cette jeune fille est venue à Carry-le-Rouet avec nous, elle était tenue par ces deux messieurs qui lui ont appris les gestes, elle a mis son détendeur, elle est descendue à cinq mètres, elle a vu une épave et elle est remontée trois-quatre minutes après. Je pense que maintenant, cette dame doit avoir pas loin de 40 ans ou 50 ans, ça doit être un souvenir impérissable. 

C’est aussi donner sens à ce qu’on va faire et laisser la place à toute une classe de pouvoir s’exprimer au niveau sportif. Exemple : ceux qui ont des qualités physiques, capacités motrices un petit peu au-dessus, d’autres qui sont moyens et très besogneux, et puis malheureusement des gamins, de plus en plus, qui ont des problèmes de poids. 

L’obésité devient vraiment quelque chose qu’on va appeler un fléau. Je le vois depuis dix ans, là, ça grandit. Et ces élèves-là, il faut aussi leur trouver leur place, ils font partie d’une entité-classe et on n’est pas pour de la compétition, on n’est pas dans un club de sport, on est en éducation physique et sportive – et j’y tiens – où on essaye de diversifier les activités physiques pour que l’enfant puisse, peut-être, rebondir un peu plus tard dans des associations… et puis pour sa santé tout simplement. Et toujours cette notion passionnelle, passionnée, de leur dire : « On est dans le jeu donc si on perd c’est pas grave. On va juste savoir pourquoi on a perdu mais surtout on ne va pas taper sur la tête des autres. » Donc j’ai toujours essayé d’être sur cette démarche. Ce n’est pas toujours simple. Je pense que la notion de travail est importante et qu’on n’a rien sans rien. Alors, j’essaie d’avoir des exemples… Par exemple en foot, Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, ce sont deux, apparemment, très bons joueurs que j’apprécie beaucoup sur un terrain, qui s’entraînent tous les jours, plus que les autres. Donc ils ont beau être surdoués ils sont quand même… On ne parle pas d’argent, là, on parle de valeurs et de l’éthique, de sa personnalité. Ils donnent le maximum. 

En 2007, la Coupe du monde de rugby était en France et donc, en tant qu’enseignant d’EPS, j’ai été sollicité pour mettre en place ce qu’on appelait le projet « Planète ovale », que nous avons mis en place au collège Éluard : huit classes de sixième en parallèle, avec l’ensemble des professeurs, en français, maths, SVT, etc., EPS bien sûr. Objectif : réussir à mêler l’aspect sportif. Donc nous avions dix gamins par classe : des jeunes élèves qui pratiquaient l’activité rugby avec un classement, nous avions d’autres jeunes qui étaient reporters, scripts, d’autres jeunes qui étaient photographes, et d’autres jeunes qui devaient représenter de façon théâtrale, sous forme de petites saynètes… Exemple sur le dopage, on a eu des scènes sur le dopage ou des chansons en anglais… ou la Nouvelle-Zélande avec la notion du Haka, etc. Ce qui était intéressant, c’est qu’ensuite on a composé des jurys : principal, principal adjoint, avec des membres de l’administration, des membres profs autres que l’EPS et des élèves d’autres classes, les plus grands de troisième, qui ont été un peu évaluateurs, observateurs, et sur ces sept ou huit classes on a sorti la classe qui a représenté notre collège au niveau académique sur un grand grand grand grand espace qui est le parc de Parilly où on a rencontré des jeunes de Villefranche, de Rillieux, de Vaulx-en-Velin. Chaque confrontation donnait lieu à des résultats et le collège Éluard a donc réussi à faire une belle prestation dans son ensemble, ils ont, entre guillemets, réussi à être la meilleure formation, meilleure classe. Ce qui est intéressant, c’est qu’on a pris l’entité de la classe et que chacun puisse s’exprimer. On a des jeunes qui ne voulaient pas pratiquer le rugby, donc il n’y avait pas d’imposition, il en fallait dix, on a trouvé. D’autres qui avaient absolument envie de connaître un peu ce qu’était la technique entre « Je tiens un micro », « Je suis derrière une caméra », « Je pose une question au journaliste », donc ils ont trouvé leur place. On a trouvé aussi des jeunes qui pouvaient aller s’exprimer vers des adultes pour faire un questionnement et un rapport d’activité… Donc ça, ça m’intéresse. Ça veut dire qu’on arrive à avoir la possibilité, quand tout le monde s’y met, à réussir des projets qui sont conséquents et je pense que les jeunes qui sont passés par ce « Planète ovale » il y a quelques années doivent s’en rappeler parce que ça a été extraordinaire : un engouement dans les classes pour essayer de sortir de ce collège et de représenter leurs familles, eux-mêmes, et puis notre collège, donc le quartier. Il y a eu une expo photo et on a réussi à garder des photos et des vidéos qui sont à la fédération de rugby… Comme une grande réussite, on peut le dire, beaucoup d’investissement. Et on a vu une relation de communication beaucoup plus sympathique et positive dans notre établissement. Les professeurs avaient presque envie de reconduire l’année d’après, en classe de cinquième, pourquoi pas, un autre projet… pas systématiquement sur l’aspect rugby mais… bon, c’était difficile de faire ça chaque année, ça demande beaucoup d’investissement. Mais en tout cas, ça a rapproché les gens. Là, je parle au niveau des adultes. Et bien entendu, ce postulat a fait que nos élèves de sixième voulaient absolument continuer l’année d’après, soit avec les mêmes classes, soit avec les mêmes professeurs, mais ils ont vu qu’on était vraiment proche d’eux et qu’ils avaient vraiment leur place dans le collège. Et ça, c’est important parce que sur le côté humain et épanouissement de la personnalité, dans un collège, j’ai trouvé ça assez intéressant. Donc j’espère que ça pourra être reconduit, ce n’est pas facile à mettre en place, il faut de la bonne volonté… un peu plus que de la bonne volonté. 

Je finis, maintenant, en étant fier, je pense, d’avoir représenté l’Éducation nationale avec humilité mais auprès des jeunes.

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