Retour en classe : Mémoire du confinement, un projet pour le retour au lycée

Extra classe

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Retour en classe : Mémoire du confinement, un projet pour le retour au lycée

Témoignage d'un professeur de lettres-histoire. Au lycée professionnel Jan Lavezzari de Berck-sur-Mer, une équipe d'enseignants a eu une idée originale pour accompagner et motiver le retour en classe des élèves : travailler à la collecte des éléments de mémoire de ce confinement pour documenter les archives de la Région... Rencontre avec David Lannoote à l'initiative du projet.

La transcription de cet épisode est disponible après les crédits.

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Extra classe, des podcasts produits par Réseau Canopé. 

interview animée en mai 2020 par : Hélène Audard  

Directrice de publication : Marie-Caroline Missir 

Coordination et production : Hervé Turri, Luc Taramini, Magali Devance 

Mixage : Laurent Gaillard

Secrétariat de rédaction : Dimitri Bourrie

Contactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr 

© Réseau Canopé, 2020

Transcription :

HÉLÈNE AUDARD | Recueillir les témoignages, les traces et les chefs-d’œuvre réalisés pendant le confinement par ses élèves de lycée professionnel, c'est le projet de David Lannoote, professeur de lettres/histoire au lycée professionnel Jan Lavezzari à Berck-sur-Mer. Un projet pour prendre collectivement la mesure de l'événement vécu et pour faire une passerelle avec le retour au lycée. Recueillir la mémoire du confinement, un projet pour le retour au lycée, une émission d'Extra Classe. David Lannoote, bonjour.

DAVID LANNOOTE | Bonjour.

HA | Pour commencer est-ce que vous pouvez nous dire rapidement quelles sont les formations qui sont préparées par vos élèves ?

DL | Le lycée Lavezzari est un lycée polyvalent avec une section d'enseignement professionnel spécialisé dans les lycées des métiers de la santé. J'ai des élèves en CAP qui travaillent en aide à domicile, des élèves en sécurité, en accueil, en soins à la personne… et donc on va comme ça du bac pro jusqu'au BTS et la licence pro.

HA | Donc des élèves qui sont plutôt dans un domaine qui a dû les interpeller pendant cette période de confinement. Là, on va rentrer dans une nouvelle phase de transition, quels sont pour vous les enjeux de ce retour au lycée ?

DL | Leur donner envie de venir et surtout essayer de sortir un peu de cet esprit de confinement. On va essayer de redévelopper l'idée du savoir vivre ensemble, puisque pendant un moment, la protection était de vivre de façon isolée et il va falloir remettre au point des nouvelles formes de sociabilité et leur donner l’envie et le courage de revenir à l'école.

HA | Avec l’idée aussi de recueillir leur parole.

DL | La première chose qu'on peut s'attendre à avoir lorsqu'on les aura en cours, c'est la série de questions, la volonté de comprendre, la volonté d'en parler. Le problème c'est qu’en tant qu'enseignant on n'est pas psychologue et qu'il va falloir offrir un cadre scolaire à toute cette volonté de parole et d’échange, d'où l'idée de travailler autour de cette enquête.

HA | Parlez-nous de ce projet que vous avez imaginé pour vos élèves de 2de SPVL [Services de proximité et vie locale], services de proximité et vie locale, un projet autour de la mémoire du confinement. Qu'est-ce que vous allez leur proposer ?

DL | Les élèves de SPVL travaillent au contact des personnes âgées lors des stages, en accueil, en animation, en sécurité… et donc ils ont déjà eu l'occasion de rencontrer ces personnes et de faire ce type d'enquête sur la libération du territoire en 45 à Berck-sur-Mer, l'idée vient de là. Travailler sur la perception qu'ils pourraient avoir d'être dans ce qu'on va appeler « un événement historique » puisqu’il y aura bien un avant et un après crise du COVID-19. Pour les élèves, il va y avoir un travail à faire à distance puisqu’on est encore en période de confinement et on va essayer de préparer la passerelle avec le retour à l'école.

HA | Comment ça va se dérouler concrètement ? Ça commence par un questionnaire, c'est ça ?

DL | L'idée, c'est de définir avec eux une série de questions et donc on va être dans le cas d'une pédagogie de projet où ensemble on va vraiment créer les questions. Ce n’est absolument pas l'idée de « faire un questionnaire, on revient à l'école, on répond aux dix questions et on a fait le travail ». Les questions vont émerger des élèves et on va prendre deux semaines sur cette période de confinement pour pouvoir travailler avec eux sur les différents axes qui peuvent les intéresser. Je pense qu'on va aborder, bien sûr, la question de la vie quotidienne puisque ça va être, finalement, le cœur des préoccupations. On va l’aborder sous l'angle scolaire et sous un angle un peu plus ludique puisque pour les jeunes on va avoir besoin de développer un peu ce côté « fun » sur le retour de l'école pour lutter contre les angoisses. On va travailler sur ce que j'ai appelé « le chef-d’œuvre » qui est au cœur de la réflexion en bac pro puisque ça fait partie des épreuves d'examens, mais on s'est aperçu que tous, autant qu'on était dans cette période de confinement, on s'est attaqué soit à une pâtisserie, soit à un dessin, soit à une chanson, soit à du jardinage… on a tous exploré de nouveaux champs en essayant finalement de faire des mini chefs-d’œuvre à domicile.

HA | Il y a l'idée d'un fil conducteur qui serait le dépôt d'un carton aux archives. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

DL | Tous, on se sent bien impuissant par rapport à ce qui se passe et mes élèves, tout comme moi, on a envie de participer et l'une des façons de participer, c'est d'alimenter ce que j'appelle « un carton d’archives » où on pourra répondre à nos dix questions avec différentes formes, que ce soit sous forme statistique, sous forme de récits, sous forme de vidéos, de photos… et donc tout ça sera réuni pour pouvoir le transmettre aux archives municipales et départementales pour permettre aux historiens et aux sociologues, plus tard, de se pencher sur les conditions de vie et comment a été vécue la question scolaire en cette période difficile.

HA | Qu'elle est le timing ? Parce qu’il y a des choses qui vont se dérouler avant le retour, des choses qui vont se passer le jour de la rentrée… Comment est-ce que vous envisagez ce jour de rentrée ?

DL | Le timing est compliqué puisqu’à l’heure actuelle on ne sait toujours pas quand on va rentrer. C'est un travail que je réalise avec les collègues. Là, on est en contact pour pouvoir définir l’approche qu'on va avoir. Notre idée serait de pouvoir aborder ça quinze jours avant la rentrée pour pouvoir lancer le projet et susciter l'intérêt sur la quinzaine de jours où on récolterait les questions avec les élèves en travaillant sur la pertinence, en les invitant à les développer, à les reformuler… pour qu’enfin, lorsqu'on se retrouvera ensemble le jour de la rentrée, on puisse travailler sur nos questions. Le lycée professionnel nous offre la chance de travailler en co-interventions et donc les élèves ne verront absolument aucune difficulté ni étrangeté au fait d'être accueillis par deux ou trois enseignants. On développera ça ensemble, le pari c'est de prendre le temps qu'il faudra pour pouvoir répondre aux dix questions. Si on fait du récit, s'il nous faut une matinée pour écrire nos récits sur la première question et s'il nous faut une demi-journée pour pouvoir travailler sur la statistique de ceux qui ont passé un temps conséquent sur les jeux vidéo, on prendra le temps qu'il faudra en invitant les collègues à participer en fonction des capacités de chacun.

HA | Il va y avoir une part d'improvisation, d'adaptation nécessaire, en fonction des prochains jours, des décisions qui vont être prises. Est-ce que vous avez envisagé le fait que le lycée peut-être ne rouvrirait pas avant septembre ? Comment est-ce que ça pourrait évoluer dans ce cadre-là ?

DL | Dans ce cadre-là, la classe de 2de SPVL on la retrouve, on est déjà en période de vœux pour l'année prochaine sur nos classes, donc la même équipe va la retrouver en 1re et il est fort à parier que si on ne reprend pas, on fera donc passer nos questions et on essayera d'entretenir, je pense, le contact, et dès le mois de septembre lorsqu’on on se retrouvera vraiment, on commencera par ça puisque finalement, ça ne serait que reculer pour mieux sauter. Les élèves, on les récupèrera au mois de septembre avec les mêmes interrogations, les mêmes angoisses, la même volonté d'en parler, et donc avec ce projet-là on pourra offrir un cadre structurel.

HA | Dans quelle mesure est-ce que vous vous imaginez qu'il puisse être transposable dans un autre contexte, un autre type de classe ?

DL | Je pense que c'est facilement transposable. J'ai déjà des collègues qui sont intéressés pour pouvoir le faire avec d'autres classes puisque nous, en lycée professionnel, on est habitués à la co-intervention et à la pédagogie de projet, donc dans le cadre pluridisciplinaire, ça cadre bien. Sinon, à l'origine, lorsqu'on a travaillé sur cette thématique, c'était un concours des anciens combattants sur la libération du territoire qui était ouvert aux scolaires. Donc cette volonté d’offrir un cadre d’enquête aux élèves c'est quelque chose qu'on retrouve assez fréquemment dans notre travail pédagogique, aussi bien en collège qu'en primaire, qu'en lycée professionnel.

HA | On souhaite que tout se passe pour le mieux pour ce très beau projet. Nous vous remercions David et merci à celles et ceux qui nous écoutent. C'était recueillir la mémoire du confinement, un projet pour le retour au lycée, un épisode d'Extra Classe.

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Témoignage d'un professeur de lettres-histoire. Au lycée professionnel Jan Lavezzari de Berck-sur-Mer, une équipe d'enseignants a eu une idée originale pour accompagner et motiver le retour en classe des élèves : travailler à la collecte des éléments de mémoire de ce confinement pour documenter les archives de la Région... Rencontre avec David Lannoote à l'initiative du projet.

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HÉLÈNE AUDARD | Recueillir les témoignages, les traces et les chefs-d’œuvre réalisés pendant le confinement par ses élèves de lycée professionnel, c'est le projet de David Lannoote, professeur de lettres/histoire au lycée professionnel Jan Lavezzari à Berck-sur-Mer. Un projet pour prendre collectivement la mesure de l'événement vécu et pour faire une passerelle avec le retour au lycée. Recueillir la mémoire du confinement, un projet pour le retour au lycée, une émission d'Extra Classe. David Lannoote, bonjour.

DAVID LANNOOTE | Bonjour.

HA | Pour commencer est-ce que vous pouvez nous dire rapidement quelles sont les formations qui sont préparées par vos élèves ?

DL | Le lycée Lavezzari est un lycée polyvalent avec une section d'enseignement professionnel spécialisé dans les lycées des métiers de la santé. J'ai des élèves en CAP qui travaillent en aide à domicile, des élèves en sécurité, en accueil, en soins à la personne… et donc on va comme ça du bac pro jusqu'au BTS et la licence pro.

HA | Donc des élèves qui sont plutôt dans un domaine qui a dû les interpeller pendant cette période de confinement. Là, on va rentrer dans une nouvelle phase de transition, quels sont pour vous les enjeux de ce retour au lycée ?

DL | Leur donner envie de venir et surtout essayer de sortir un peu de cet esprit de confinement. On va essayer de redévelopper l'idée du savoir vivre ensemble, puisque pendant un moment, la protection était de vivre de façon isolée et il va falloir remettre au point des nouvelles formes de sociabilité et leur donner l’envie et le courage de revenir à l'école.

HA | Avec l’idée aussi de recueillir leur parole.

DL | La première chose qu'on peut s'attendre à avoir lorsqu'on les aura en cours, c'est la série de questions, la volonté de comprendre, la volonté d'en parler. Le problème c'est qu’en tant qu'enseignant on n'est pas psychologue et qu'il va falloir offrir un cadre scolaire à toute cette volonté de parole et d’échange, d'où l'idée de travailler autour de cette enquête.

HA | Parlez-nous de ce projet que vous avez imaginé pour vos élèves de 2de SPVL [Services de proximité et vie locale], services de proximité et vie locale, un projet autour de la mémoire du confinement. Qu'est-ce que vous allez leur proposer ?

DL | Les élèves de SPVL travaillent au contact des personnes âgées lors des stages, en accueil, en animation, en sécurité… et donc ils ont déjà eu l'occasion de rencontrer ces personnes et de faire ce type d'enquête sur la libération du territoire en 45 à Berck-sur-Mer, l'idée vient de là. Travailler sur la perception qu'ils pourraient avoir d'être dans ce qu'on va appeler « un événement historique » puisqu’il y aura bien un avant et un après crise du COVID-19. Pour les élèves, il va y avoir un travail à faire à distance puisqu’on est encore en période de confinement et on va essayer de préparer la passerelle avec le retour à l'école.

HA | Comment ça va se dérouler concrètement ? Ça commence par un questionnaire, c'est ça ?

DL | L'idée, c'est de définir avec eux une série de questions et donc on va être dans le cas d'une pédagogie de projet où ensemble on va vraiment créer les questions. Ce n’est absolument pas l'idée de « faire un questionnaire, on revient à l'école, on répond aux dix questions et on a fait le travail ». Les questions vont émerger des élèves et on va prendre deux semaines sur cette période de confinement pour pouvoir travailler avec eux sur les différents axes qui peuvent les intéresser. Je pense qu'on va aborder, bien sûr, la question de la vie quotidienne puisque ça va être, finalement, le cœur des préoccupations. On va l’aborder sous l'angle scolaire et sous un angle un peu plus ludique puisque pour les jeunes on va avoir besoin de développer un peu ce côté « fun » sur le retour de l'école pour lutter contre les angoisses. On va travailler sur ce que j'ai appelé « le chef-d’œuvre » qui est au cœur de la réflexion en bac pro puisque ça fait partie des épreuves d'examens, mais on s'est aperçu que tous, autant qu'on était dans cette période de confinement, on s'est attaqué soit à une pâtisserie, soit à un dessin, soit à une chanson, soit à du jardinage… on a tous exploré de nouveaux champs en essayant finalement de faire des mini chefs-d’œuvre à domicile.

HA | Il y a l'idée d'un fil conducteur qui serait le dépôt d'un carton aux archives. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

DL | Tous, on se sent bien impuissant par rapport à ce qui se passe et mes élèves, tout comme moi, on a envie de participer et l'une des façons de participer, c'est d'alimenter ce que j'appelle « un carton d’archives » où on pourra répondre à nos dix questions avec différentes formes, que ce soit sous forme statistique, sous forme de récits, sous forme de vidéos, de photos… et donc tout ça sera réuni pour pouvoir le transmettre aux archives municipales et départementales pour permettre aux historiens et aux sociologues, plus tard, de se pencher sur les conditions de vie et comment a été vécue la question scolaire en cette période difficile.

HA | Qu'elle est le timing ? Parce qu’il y a des choses qui vont se dérouler avant le retour, des choses qui vont se passer le jour de la rentrée… Comment est-ce que vous envisagez ce jour de rentrée ?

DL | Le timing est compliqué puisqu’à l’heure actuelle on ne sait toujours pas quand on va rentrer. C'est un travail que je réalise avec les collègues. Là, on est en contact pour pouvoir définir l’approche qu'on va avoir. Notre idée serait de pouvoir aborder ça quinze jours avant la rentrée pour pouvoir lancer le projet et susciter l'intérêt sur la quinzaine de jours où on récolterait les questions avec les élèves en travaillant sur la pertinence, en les invitant à les développer, à les reformuler… pour qu’enfin, lorsqu'on se retrouvera ensemble le jour de la rentrée, on puisse travailler sur nos questions. Le lycée professionnel nous offre la chance de travailler en co-interventions et donc les élèves ne verront absolument aucune difficulté ni étrangeté au fait d'être accueillis par deux ou trois enseignants. On développera ça ensemble, le pari c'est de prendre le temps qu'il faudra pour pouvoir répondre aux dix questions. Si on fait du récit, s'il nous faut une matinée pour écrire nos récits sur la première question et s'il nous faut une demi-journée pour pouvoir travailler sur la statistique de ceux qui ont passé un temps conséquent sur les jeux vidéo, on prendra le temps qu'il faudra en invitant les collègues à participer en fonction des capacités de chacun.

HA | Il va y avoir une part d'improvisation, d'adaptation nécessaire, en fonction des prochains jours, des décisions qui vont être prises. Est-ce que vous avez envisagé le fait que le lycée peut-être ne rouvrirait pas avant septembre ? Comment est-ce que ça pourrait évoluer dans ce cadre-là ?

DL | Dans ce cadre-là, la classe de 2de SPVL on la retrouve, on est déjà en période de vœux pour l'année prochaine sur nos classes, donc la même équipe va la retrouver en 1re et il est fort à parier que si on ne reprend pas, on fera donc passer nos questions et on essayera d'entretenir, je pense, le contact, et dès le mois de septembre lorsqu’on on se retrouvera vraiment, on commencera par ça puisque finalement, ça ne serait que reculer pour mieux sauter. Les élèves, on les récupèrera au mois de septembre avec les mêmes interrogations, les mêmes angoisses, la même volonté d'en parler, et donc avec ce projet-là on pourra offrir un cadre structurel.

HA | Dans quelle mesure est-ce que vous vous imaginez qu'il puisse être transposable dans un autre contexte, un autre type de classe ?

DL | Je pense que c'est facilement transposable. J'ai déjà des collègues qui sont intéressés pour pouvoir le faire avec d'autres classes puisque nous, en lycée professionnel, on est habitués à la co-intervention et à la pédagogie de projet, donc dans le cadre pluridisciplinaire, ça cadre bien. Sinon, à l'origine, lorsqu'on a travaillé sur cette thématique, c'était un concours des anciens combattants sur la libération du territoire qui était ouvert aux scolaires. Donc cette volonté d’offrir un cadre d’enquête aux élèves c'est quelque chose qu'on retrouve assez fréquemment dans notre travail pédagogique, aussi bien en collège qu'en primaire, qu'en lycée professionnel.

HA | On souhaite que tout se passe pour le mieux pour ce très beau projet. Nous vous remercions David et merci à celles et ceux qui nous écoutent. C'était recueillir la mémoire du confinement, un projet pour le retour au lycée, un épisode d'Extra Classe.

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